Force et pouvoir :
La force est la capacité de survivre, et avoir la force est ce qui détermine en premier lieu la survie. La mort en est le nadir et l’omnipotence en est le sommet. Tout être humain a un certain degré de force, que celle-ci soit physique, mentale, politique, financière, ou qu’elle soit de toute autre nature. Le pouvoir équivaut à la capacité de satisfaire des besoins, et la survie est même et unique vocable donné à tous les besoins. Afin de survivre, l’homme a besoin d’oxygène, d’eau, d’aliments, d’abri, de protection contre ses ennemis …
Plus on a de pouvoir, plus on a de chance de survie. L’utilisation du pouvoir s’étend bien au-delà des besoins biologiques fondamentaux, et les personnes qui ont du pouvoir peuvent satisfaire leurs besoins culturels et artistiques et donner suite à leurs ambitions et à leurs désirs personnels. Elles ont la possibilité de vivre à leur aise.
Plus on a conscience de l’étendue et des limites de son propre pouvoir, plus on peut faire un meilleur usage de ses propres ressources. Certaines individus surestiment leur pouvoir, d’autres le sous-estiment. Ceux qui le surestiment prennent des risques inutiles qui leur coûtent cher, ceux qui le sous-estiment n’essaient pas d’accomplir ce qu’ils pourraient aisément faire, préférant vivre craintivement en marge de la vie.
Au cours de ma pratique de psychothérapeute, j’ai rencontré des personnes appartenant à ces deux groupes de gens. Dans l’un de mes précédents livres j’ai rapporté l’histoire de deux patients dont l’un surestimait son pouvoir financier et l’autre le sous-estimait.
Mr. Gold, propriétaire d’une Cadillac flamand neuve, voulait « impressionner » son entourage par un train de vie très voyant. Il espérait dissimuler ainsi son revenu relativement modeste et son sentiment d’infériorité en donnant à tous l’impression d’être millionnaire, ce qu’il n’était pas. Il dépensait plus d’argent que l’état de ses finances ne pouvait justifier ; au restaurant et en voyage, il laissait des pourboires plus que généreux, agissant de manière telle que l’on pouvait croire que sa vie et son statut dépendaient de l’approbation des serveurs, chauffeurs de taxi, portier et porteurs.
D’autres personnes, par contre, tendent à s’accrocher à leur argent comme si c’était leurs derniers sous. Mr. Clark avait chauffeur et limousine à sa disposition, mais lorsque sa limousine n’était pas disponible il prenait le bus ou le métro. Même lorsqu’il savait qu’il allait être en retard à un rendez-vous. Mr. Clark n’arrivait pas à se convaincre de « s’offrir » un taxi. Cet homme intelligent, dont l’esprit logique avait grandement contribué au succès de sa compagnie, affichait souvent une frugalité injustifiée, aux limites de la mesquinerie, achetant des chemises et des cravates bon marché, pourtant de vieux costumes et prenant des saucisses pour tout les repas (lorsqu’il pensait être à l’abri d’autrui). Mr. Gold, au contraire, fumait des cigares très chers, portait des costumes faits sur mesure et acceptait toujours de payer pour les autres.
Une personne normale dépense son argent avec discernement, les exhibitionnistes dépensent plus qu’ils ne peuvent se le permettre ; les avares ont peur de se séparer de ce qu’ils possèdent.
L’argent n’est qu’une forme de pouvoir, quoique celle-ci sont considérée comme l’une des formes les plus importantes de notre société ? Mais l’on peut aussi accroître son pouvoir en améliorant sa performance physique, sa force musculaire et son agilité. Cela permet de se sentir mieux équipé pour d’éventuelles confrontations physiques. La force a toujours exercé un attrait sur les gens, et les enfants sont fascinés par des personnages tels que Samson ou Hercule. Les petits enfants aiment lutter. Ils se demandent souvent qui est le plus fort de léopard ou du crocodile, du rhinocéros ou de l’éléphant. Les enfants d’âge scolaire aiment les jeux rudes, et nombre de préadolescents et d’adolescents aiment exhiber leur force physique et leur fragilité.
La ruse et l’armement sont les principales sources de pouvoir et de sécurité. Les gens ont toujours désiré exercer un pouvoir politique, détenir un leadership et dominer les autres ; et l’histoire nous offre de multiples exemples d’hommes (et de femmes) qui ont lutté pour cumuler pouvoir, argent et force.
Que faire quand votre enfant fait des cauchemars ?
décembre 8, 2009 · Classé dans Comment vaincre les peurs enfantines, Devenir - être parents · Tagged angoisses, cauchemars, enfant, parents, peurs, sommeil
Votre enfant sursaute en pleine nuit et pleure à chaudes larmes. Vous venez auprès de lui et la seule explication que vous pouvez avoir, c’est un récit de faits irréels que vous avez du mal à comprendre et qui, pourtant, angoisse tellement le petit. Comment le rassurer et lui dire qu’il s’agit simplement d’un cauchemar ?
Comment déceler les cauchemars ?
A partir d’un an, les enfants sont de plus en plus sujets à la perturbation du sommeil. Si les cauchemars les tirent de leur sommeil, les terreurs ne les éveillent pas : ils sont endormis tout en se sentant apeurés effrayés, ces deux phénomènes ne sont donc pas à confondre. Certes, dans les deux cas, l’enfant peut pleurer, crier ou délirer complètement en essayant de lutter contre l’objet de sa terreur.
Que faire pour apaiser votre enfant ?
Sur le coup, n’essayez pas de comprendre ce qu’il raconte car il pourrait encore se perdre davantage dans les explications. S’il s’agite dans tous les sens ou pleure toutes les larmes de son corps, mettez-vous à côté de lui et montrez lui que vous êtes là pour lui. En aucun cas, vous ne devez paniquer en venant de votre chambre à la sienne.
Cependant, tout en lui témoignant votre présence, veillez à ne pas trop en faire car il pourrait croire que ce qu’il a vécu est bien réel, ce qui poussera le cycle à recommencer. Il n’aura pas d’assurance si vous le couvez trop il ne combattra donc pas son cauchemar tout seul puisqu’il sait que vous serez toujours là. D’autant plus que cela ne ferra qu’accroitre l’importance de ses cauchemars, et aura tendance à amplifier sa peur.
En outre, avant de vous recoucher, assurez-vous que votre enfant soit bien en sécurité dans son lit et dorme dans les meilleures conditions (température, sonorité, décoration, etc.). Vous devez lui montrer que vous avez la situation bien en mains et qu’il n’y a rien à craindre dans sa chambre car vous avez bien tout vérifié.
Comment éviter les récidives ?
Pour éviter que les cauchemars recommencent, parlez-en à votre enfant. En effet, si vous n’avez pas pu comprendre un mot de ce qu’il disait pendant sa nuit de cauchemar, c’est le moment idéal pour le pousser à vous décrire les choses « horribles » qui lui font si peur. Si l’objet de ses cauchemars est abstrait, demandez- lui de mettre un visage à cette horreur en dessinant.
Une fois qu’il aurait couché sur papier l’objet de sa peur, invitez votre enfant à écraser le papier ou à le déchirer. Cela peut paraître insensé mais c’est une excellente manière de matérialiser ses terreurs et de l’aider à les combattre car tout se passe dans son imagination.
Par ailleurs, si les cauchemars de votre enfant ont tendance à recommencer très souvent, il convient de consulter un pédopsychiatre ou d’autres spécialistes car les cauchemars peuvent n’être que la partie émergente d’un problème nettement plus important.
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