On pratique tous, souvent sans le savoir, ce réflexe bienfaisant pour le corps et l’esprit. Mais aujourd’hui, l’automassage devient un véritable phénomène de mode. Les ouvrages sur le sujet affluent et certaines techniques inspirées des médecines trafitionnelles asiatiques (comme le Do-In) font même l’objet de cours. L’avis de Frédéric Van Hoorebeke, kinésithérapeute.
Quels sont les effets positifs de l’automassage?
“Inconsciemment, quand on se cogne ou que l’on ressent des tentions, on a tendance à se frotter, se masser la zone concernée, par exemple un genou douloureux, des pieds fatigués ou un visage contracté… Les récepteurs de la peau envoient alors au cerveau une information plus rapide que l’information envoyée par la douleur, ce qui procure un soulagement. En outre, grâce à ses effets vasodilatateurs, un massage améliore la circulation du sang dans les muscles, ce qui permet de détendre des zones contracturées par le stress ou la fatigue, ou encore de préparer le corps à une séance de sport.”
Est-il conseillé d’apprendre certaine techniques plutôt que de faire confiance à son instinct?
“Même s’il n’est pas dangereux de s’automasser sans informations, il y a moyen de le faire de manière plus réfléchie. Il existe des techniques simples à apprendre qui peuvent améliorer les effets de l’automassage afin que ce soit plus bénéfique. Par exemple le simple fait d’exercer une pression circulaire sur un point sensible au niveau d’un muscle en respirant bien permet de le détendre. La respiration est essentielle: le fait de bien inspirer et d’expirer profondément procure déjà un effet bien-être, de relaxation… N’hésitez pas à vous renseigner auprès de votre kiné.”
Doit-on s’imposer des limites?
“Tant qu’ils font du bien, qu’ils procurent un bien-être, il n’y a pas de raison de diminuer les automassages au niveau des tempes, de la nuque, des pieds ou encore des cuisses… Mais il ne faut pas penser que cela peut remplacer un traitement médical ni soigner n’importe quoi. Pour une déchirure musculaire ou un problème plus sérieux, il est très important de consulter son médecin ou son kiné, surtout si les symptômes deviennent persistants.”
(Metro Feelgood magazine du 24 Avril 2009)