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Le poisson (jeux de relaxation active)

LE POISSON

Bienfaits; Il détend la nuque, les épaules. Il active la digestion, calme l’émotivité, l’angoisse, la nervosité en agissant sur le plexus solaire situé derrière l’estomac.

Quand le faire? Cette séquence est pratiquée avant un exercice qui demandera une attention soutenue ou un exercice physique qui demandera à l’enfant d’avoir du tonus.

Choix du sujet; Tous les enfants connaissent et znvient le poisson qui se déplace si harmonieusement dans un élément qui n’est pas naturel à l’enfant. Il aime l’imiter en dehors de l’eau. Nous demanderons à l’enfant de jouer au poisson, de le dessiner dans ses différents mouvements.

AMBIANCE, ENVIRONNEMENT, CONSEILS

A la maison: l’enfant est à l’aise dans ses vêtements, pieds nus. Les premières fois une personne de la famille agira en même temps que l’enfant en lui donnant des explications. Ensuite l’enfant mimera le poisson qui joue dans l’eau, sort de l’eau, qui joue au fond de l’eau… Il conviendra de donner des explications de certains termes selon l’âge de l’enfant: -paume: partie de la main qui a des petites lignes.

A l’école: l’institutrice suivra la même pratique avent ou entre des exercices d’attention soutenue, pour relancer un intérêt, avant un exercice physique. Veiller à ce que tous les enfants suivent correctement les consignes.

DéROULEMENT

Le poisson joue dans l’eau; Couché à plat ventre sur le sol, bras le long du corps, paumes des mains tournées vers le haut, jambes jointes. Lever une jambe en inspirant, expirer en la descendant lentement. Lever l’autre jambe. A exécuter cinq ou six fois.

Le poisson veut sortir de l’eau; Couché à plat ventre sur le sol, les jambes jointes, placer les mains à plat sur le sol au niveau des épaules. Lever la tête pour que le poisson regarde le ciel. Il veut sortir de l’eau: soulever les épaules et le buste, en inspirant. Rester dans cette position en bloquant sa respiration puis revenir lentement sur le sol. Expirer. Recommencer cinq ou six fois.

Le poisson fait des bulles dans l’eau; Couché à plat ventre, jambes jointes, bras le long du corps. Amener ses pieds sur ses fesses. Attraper ses pieds avec ses mains. Inspirer en levant la tête et en tendant les jambes. Relâcher en expirant (l’enfant souffle sur le sol comme le poisson qui fait des bulles). Recommencer cinq ou six fois.

Prolongement. Rester allongé sur le sol. “Se faire tout mou” (se détendre) dans la position convenant à l’enfant, pendant quelques secondes. Continuer ou commencer une activité.

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Remise en forme et condition physique après l’accouchement

Associée à un régime alimentaire approprié, la pratique d’une activité physique va favoriser la perte de poids, notamment la mobilisation des réserves adipeuses. Pour que le corps puisse commencer à éliminer en douceur, l’idéal est d’opter pour un exercice cardio-vasculaire, à l’occurrence, de la marche rapide, parfait pour renouer avec l’activité sportive sans traumatiser les articulations.

Sachant que le métabolisme commence à puiser dans la masse graisseuse à partir de 25 à 30 minutes d’effort lent et prolongé, réservez-vous au moins 30 minutes par jour pour vous adonner à cette discipline . Gardez en tête que la durée et la régularité l’emportent toujours sur l’intensité.

Au bout de quelques semaines, vous pourrez passer à de la course à pied légère ou des activités en salle de type aérobic, qui entraînent une dépense énergétique plus importante, tout en restant des activités d’endurance propices à la mobilisation des graisses de réserve.

Dans tous les cas, n’oubliez jamais de vous hydrater avant, pendant et après vos séances, et prévoyez quelques étirements pour allonger et oxygéner vos muscles.

Voilà ce qui est dis en conseil … mais ce n’est pas toujours évident de reprendre un programme de remise en forme et de tenir bon toute seule. Pour vous aider à maintenir un programme régulier, la “Home of existence” est là !!! Je propose donc, à toutes les jeunes mamans désirant de retrouver la forme, des activités sportives adaptées en compagnie de leur petit bout et entre jeunes mamans.

yoga-bebe

 Etant enceinte moi-même, ces “cours” collectifs débuteront le mercredi 9 juin et évolueront selon ma propre revalidation …

Ce qu’il y aura au programme;

  • Cours pour débutants” ( 1 à 2 semaines après l’accouchement, -> Dès les saignements terminés et/ou jeunes mamans qui désirent vraiment se remettre à une activité sportive en douceur). => Tous les mercredis et samedis de 14h à 14h45 (à partir du 9 juin 2010). La “Home of existence” se trouve sur la Chaussée Paul Houtart 109 à Houdeng-Goegnies, à +/- 5min du canal du centre. Donc idéal pour s’adonner à une bonne marche accompagné d’exercices de respiration et d’étirement, en plein-air … sur le chemin du halage. Accueil à partir de 13h30, départ à 14h00 et retour vers 14h45. Selon votre préférence, vous êtes libre de venir accompagné de bébé et/ou enfants (ou pas), en poucettes et/ou en porte-bébé. « C’est idéal pour les nouvelles mamans qui veulent retrouver la forme tout en se faisant de nouvelles connaissances, sans contrainte de faire garder bébé. Il suffit d’une poussette en bon état, d’une paire de chaussures de marche et d’une bouteille d’eau. »
  • “Cours de gym avec bébé” (au bout de six semaines après l’accouchement -> Rééducation périnéale, une fois passée la visite postnatale !!!). => Tous les mercredis de 15h30 à 17h00 et samedis matin de 8h30 à 10h00 (début de cette activité encore à déterminer selon ma propre revalidation +/- à partir du 14 juillet 2010). Accueil à partir de 15h00 /8h00, début du cours à 15h30 /8h30 et fin à 17h00 / 10h00. Gymnastique douce au sol (en salle) avec ou sans bébé (si votre petit ne vous accompagne pas, des poids et/ou poupées seront mis à votre disposition). Une fois le périnée tonifié, et seulement si, des  exercices d’abdominaux seront rajoutés.
  • “Cours de gym avec maman” (au bout de quatre mois après l’accouchement) => Tous les mercredis et samedis de 18h00 à 19h30 (début de cette activité encore à déterminer selon ma propre revalidation +/- à partir du mois d’octobre 2010). Accueil à partir de 17h30, début du cours à 18h00 et fin à 19h30. Gymnastique cardio-vasculaire (en salle) avec ou sans enfants/bébé.

Tarifs : Premier cours gratuit, puis €3 le cours par couple (maman – bébé/enfant, ou éventuellement papa – bébé/enfant) et à partir des cours en salle, €20 d’assurance par an. Possibilité d’abonnements.

Pour tout renseignement supplémentaire, n’hésitez pas à nous contacter par mail sur l’adresse homeofexistence@live.be ou par téléphone au n° 0485 / 120 350

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Le clown (Jeux de Relaxation détente)

Bienfaits; Il détend, assoupit la langue. Il fait prendre conscience à l’enfant du rôle qu’elle peut jouer. Il détend les muscles du visage, en particulier les muscles des joues, des yeux, du front.

Quand le faire? A tout moment de la journée pour amener un enfant au calme. Et plus particulièrement, pour la partie de la séquence s’exerçant sur la langue, avant un exercice de “langue” (comptines, prononciation correcte, chants …). Pour la partie de la séquence s’exerçant sur les yeux, après une station prolongée devant la télévision, après un spectacle vu dans l’obscurité.

Choix du sujet; L’enfant est très attiré par les clowns. Il aime leurs grimaces, leurs maquillages. L’enfant prend conscience des possibilités d’animation de son visage. Il imite les grimaces du clown.

AMBIANCE, ENVIRONNEMENT, CONSEILS

A la maison: cet exercice est pratiqué dans n’importe quel endroit. L’enfant peut le faire assis ou debout, devant une glace pour se voir en action. L’adulte fera l’exercice en même temps que lui les premières fois puis lui donnera les consignes, et l’enfant jouera au “clown”. Il faudra expliquer les mots inconnus de l’enfant:

Le palais: La bouche étant une maison, le palais correspond au plafond. Plisser les yeux: faire des petits yeux.

A l’école: cette séquence peut se faire collectivement avent une récitation, des comptines. Elle se fait aussi pour calmer l’excitation. En relaxant son visage, le corps de l’enfant arrive à être détendu.

DéROULEMENT

La langue

  • Faire claquer la langue contre le palais 
  • faire avec la langue le tour de l’intérieur de la bouche; commencer par le palais puis les dents d’un côté, le bas de la bouche, les dents de l’autre côté
  • tirer la langue très fort, essayer de toucher le nez

Les yeux

  • yeux ouverts, plisser-les très fort; relâcher (plusieurs fois)
  • fermer les yeux très fort; relâcher (plusieurs fois);
  • fermer les yeux, sans contraction (doucement) et diriger le regard vers l’avant;
  • terminer en posant les mains sans appuyer sur les yeux ouverts, les fermer, rester quelques instants ainsi.

Prolongement. Ouvrir les yeux. Continuer ou commencer une activité dans le calme.

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Que faire quand votre enfant fait des cauchemars ?

Votre enfant sursaute en pleine nuit et pleure à chaudes larmes. Vous venez auprès de lui et la seule explication que vous pouvez avoir, c’est un récit de faits irréels que vous avez du mal à comprendre et qui, pourtant, angoisse tellement le petit. Comment le rassurer et lui dire qu’il s’agit simplement d’un cauchemar ?

Comment déceler les cauchemars ?

A partir d’un an, les enfants sont de plus en plus sujets à la perturbation du sommeil. Si les cauchemars les tirent de leur sommeil, les terreurs ne les éveillent pas : ils sont endormis tout en se sentant apeurés effrayés, ces deux phénomènes ne sont donc pas à confondre. Certes, dans les deux cas, l’enfant peut pleurer, crier ou délirer complètement en essayant de lutter contre l’objet de sa terreur.

Que faire pour apaiser votre enfant ?

Sur le coup, n’essayez pas de comprendre ce qu’il raconte car il pourrait encore se perdre davantage dans les explications. S’il s’agite dans tous les sens ou pleure toutes les larmes de son corps, mettez-vous à côté de lui et montrez lui que vous êtes là pour lui. En aucun cas, vous ne devez paniquer en venant de votre chambre à la sienne.

Cependant, tout en lui témoignant votre présence, veillez à ne pas trop en faire car il pourrait croire que ce qu’il a vécu est bien réel, ce qui poussera le cycle à recommencer. Il n’aura pas d’assurance si vous le couvez trop il ne combattra donc pas son cauchemar tout seul puisqu’il sait que vous serez toujours là. D’autant plus que cela ne ferra qu’accroitre l’importance de ses cauchemars, et aura tendance à amplifier sa peur.

En outre, avant de vous recoucher, assurez-vous que votre enfant soit bien en sécurité dans son lit et dorme dans les meilleures conditions (température, sonorité, décoration, etc.). Vous devez lui montrer que vous avez la situation bien en mains et qu’il n’y a rien à craindre dans sa chambre car vous avez bien tout vérifié.

Comment éviter les récidives ?

Pour éviter que les cauchemars recommencent, parlez-en à votre enfant. En effet, si vous n’avez pas pu comprendre un mot de ce qu’il disait pendant sa nuit de cauchemar, c’est le moment idéal pour le pousser à vous décrire les choses « horribles » qui lui font si peur. Si l’objet de ses cauchemars est abstrait, demandez- lui de mettre un visage à cette horreur en dessinant.

Une fois qu’il aurait couché sur papier l’objet de sa peur, invitez votre enfant à écraser le papier ou à le déchirer. Cela peut paraître insensé mais c’est une excellente manière de matérialiser ses terreurs et de l’aider à les combattre car tout se passe dans son imagination.

Par ailleurs, si les cauchemars de votre enfant ont tendance à recommencer très souvent, il convient de consulter un pédopsychiatre ou d’autres spécialistes car les cauchemars peuvent n’être que la partie émergente d’un problème nettement plus important.

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Jouer a écouter

Puisque nos enfants sont de moins en moins attentifs, je me suis penchée avec intérêt sur ces problèmes d’écoute et depuis quelques années je propose à mes “élèves” de jouer à écouter. Cela ne va pas sans mal, mais les enfants y prennent goût et leur acuité auditive devient de plus en plus fine.

Pour que les enfants soient prêts à écouter, il faut d’abord créer l’atmosphère, le cadre où l’écoute sera optimale.

En classe: Il sera bon qu’un “coin” soit réservé à l’écoute, où les enfants seront bien installés (moquette, coussins, chaises), où l’on pourra créer la pénombre, mettre des éclairages tamisés. On aura soin d’avoir à proximité un bon électrophone (penser à changer le saphir de temps en temps) des disques de bonne qualité; un magnétophone (si possible) sera aussi le bienvenu.

A la maison: L’enfant pourra ressentir le besoin de s’isoler. Il est donc très important qu’il puisse avoir un petit coin bien à lui. Cela évidedemment peut poser certains problèmes, si l’on est petitement logé, s’il y a plusieurs enfants dans la même chambre. Il faudra, dans ces cas-là, penser à aménager la chambre d’une manière fonctionnelle afin de laisser de la place pour jouer: à tout âge l’enfant aime jouer par terre, se traîner, s’allonger à même le sol. Les lits superposés ou gogogne, les lits à tiroirs, les lits escamotables, les cloisons mobiles peuvent rendre bien des services à cet égard. Même si l’espace consacré à l’enfant est exigu. Ce qui lui est réservé est son domaine, et c’est très important.

Regardons un enfant qui met un disque de conte sur un “mange-disque”. Bien souvent il s’allonge sur son lit, ou par terre, l’appareil à portée de main et il écoute. A ce moment sa concentration est telle que rien ne peut le distraire.

Un besoin de répétitions

Il remettra le même disque deux, trois, quatre fois. De même en classe. Nous avons souvent remarqué que les enfants réclamaient, les mêmes chants, les mêmes contes, les mêmes comptines. L’enfant aime entendre et répéter les mêmes mots, les mêmes formules magiques, et cela l’apaise.

L’adulte aussi a depuis fort longtemps trouvé les effets bénéfiques de certains sons. Ainsi le “Mantra” formule sacrée très ancienne (bien avant notre ère), sorte de mot de passe très magique sans aucune signification agit uniquement par le son (un peu comme les terpnoslogos, sorte de ton mnotone qu’emploient des sophrologues pour leurs exercices de relaxation ou encoe comme les incantations des anciens Grecs.) En répétant invariablement ce Mantra, comme l’adepte de la méditation transcendantale, l’adulte parvient à se plonger dans un état de relaxation profonde, relaxation qui peut assurer un détachement complet ayant des effets extrêmement bénéfiques sur la psyché et sur le physique. De même pour l’enfant on peut envisager des répétitions de son qui le conduisent à un certain degré de relaxation.

Quelques formules vous seront données à titre d’exemple et vous pourrez sur ces exemples multiplier les exercices.

Nombre de contes ont beaucoup de succès auprès des enfants parce que justement il y a des formules répétitives. Je citerai par exemple: Les trois petits cochons où le loup répète à chaque fois: “je vais soffler, taper, cogner et la maison s’écroulera”; Roule Galette où la galette chante à chaque fois la même chanson: “je suis la galette”, etc.; Les trois ours où chaque ours répète: “qui a touché mon bol, qui a touché ma cuillère, qui a touché ma soupe, etc.”.

L’espace aménagé pour l’écoute n’est pas le seul élément important d’une bonne écoute. L’est encore davantage, l’attitude de celui qui écoute: lorsqu’on prête l’oreille, tous nos sens sont dynamisés vers l’écoute et chaque détail prend un sens dans notre imagination. Il faudra donc amener les enfants, progressivement, à être en condition de bonne réception. Pour cela ils devront d’abord se calmer s’ils sont énervés (voir les exercices spécifiques a venir), puis exercer leur oreille sur des bruits qui les intéressent, ou les amusent. On peut par exemple jouer à écouter ceux qui proviennent d’une pièce voisine et à identifier ainsi les actions qui s’y passent. Cela les amuse beaucoup.

Par exemple:

  • J’entends des bruits d’assiettes dans la cuisine, des couverts se cognent
  • c’est maman qui met la table
  • J’entends des bruits de voix dans la classe à côté, des enfants parlent, on entend la maîtresse
  • J’entends le bruit d’une voiture de plus en plus fort, puis le coup de freins: c’est la voiture qui s’arrête devant chez nous, etc.

Tous ces bruits sont du vécu journalier mais il leur faudra cependant une certaine attention avant de les discerner de plus en plus finement.

J’ai fait un jour cette expérience en “classe”: c’était au début de l’année scolaire et ce jour-là il pleuvait constamentt; pas de récréation -> d’activités extérieures, les enfants étaient très énervés. En fin de journée, nous avons ” joué à écouter”. J’ai pour ce faire, fermé les lumières et invité les enfants à fermer les yeux. J’ai maintes fois remarqué l’importance du phénomène lumineux dans l’acte d’écoute : une lumière vive incite à l’agitation, à l’action, à l’énervement tandis qu’une lumière tamisée, indirecte, calme, incite les enfants à la réflexion. C’est pourquoi dans la plupart de nos exercices de “relaxation” nous vous conseillons une lumière douce et tamisée. Ce jour-là, nous avons donc joué à écouter les bruits qui nous parvenaient de la rue et de l’autoroute; au bout d’un instant très bref: – on entend des voitures. Puis après une nouvelle écoute dans le calme: – on a entendu une moto qui démarrait et qui est partie. Puis au bout de cinq minutes: – on entend des voitures qui roulent sur des flaques d’eau, ça fait “Pschitt–ttt”. Puis ensuite: – on entends des camions et des voitures qui roulent dans les flaques d’eau.

Les enfants au bout de ce labs de temps se sont sensibilisés au phénomène d’écoute, ils ont réussi à percevoir des bruits, à les expliquer, chose dont ils n’avaient pas eu conscience jusque-là. Outre les bruits du vécu familier (sonnerie du téléphone, de la porte, de la sonnette, bruit de perceuse, de scie, de robots ménagers, bruit de pas grimpant, marchant, courant, etc.) on peut s’amuser à écouter des instruments à percussion; dans beaucoup de classes, il y a maintenant des instruments à percussion qui servent pour les orchestres enfantins: claves, maracas, grelots, castagnettes, cymbales, tambourins, etc. Avec ce matériel il est très facile d’organiser des jeux d’écoute qui auront pour but d’affiner le sens auditif et d’aider les enfants à reconnaître des sons très voisins. Dans nos “exercices” (en construction) vous trouverez des exemples de jeux faisant appel au sens auditif.

A la maison, nous ne disposons pas naturellement de ces instruments à percussion, mais nous avons à notre disposition des ustensiles pouvant avantageusement les remplacer pour l’écoute des bruits: fourchette, verre, bouteille, crayons, règle, etc. Je me souviens avoir joué à table avec mes enfants à des jeux de rythme: cuillères contre verre, mes enfants répondaient au rythme proposé ou inventaient chacun à leur tour un rythme que nous reproduisions ensuite ensemble; ou bien nous essayions de retrouver un air connu rien qu’en frappant sur des objets différents: verre, tasse, bouteille, etc., ou encore en frappant le rythme à l’aide d’un crayon sur la table. Avec des verres ou des bouteilles plus ou moins remplis d’eau on peut aussi varier les jeux et s’exercer à classer les objets selon la gamme montante ou descendante, du plus aigu au plus grave, ou inversement.

Il existe d’autres sortes de jeux d’écoute, ce sont les jeux verbaux à base de sons produits par la langue orale. Des exemples de jeux vous seront aussi donnés avec les fiches. A force de pratiquer quotidiennement ces jeux d’écoute, “en classe”, nous sommes parvenus, les enfants et moi-même,à parler plus calmement, distinctement, à faire moins de bruit, à se déplacer en silence, à faire attention aux autres, à ce qu’ils disent, à leur comportement, leurs gestes.

Nous avons maintes fois consyaté, mes collègues et moi-même, qu’après des exercices d’écoute active et de rythme les enfants étaient moins énervés, plus calmes, plus dispos. C’est presque déjà un exercice de relaxation.

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L’écoute et la vision

Les enfants n’écoutent plus!

C’est le leitmotiv d’une conversation entre parents et enseignants. Nous le déplorons, cela trouble nos relations pédagogiques. Il est un fait que le milieu dans lequel nous vivons actuellement en est responsable pour beaucoup. C’est l’environnement sonore des supermarchés, des routes à grande circulation, des passages d’avion, de trains; le boum constant de la radio et de la télévision dans les foyers. La télévision!!

C’est un sujet qui a fait et fait encore couler beaucoup d’encre; c’est un fait de société que nous ne pouvons négliger. Elle contribue en effet au fait que l’enfant dès son plus jeune âge assiste passivement à un défilé d’images et le son devient pour lui accessoire et privé de sens.

L’enfant est d’abord habitué à voir et son aptitude à écouter, à entendre s’amenuise. Nous-mêmes adultes, prêtons-nous toujours une oreille attentive à qui nous parle? Bien souvent le dialogue se réduit à un monologue. Faire attention à l’autre, à ce qu’il dit, à ce qu’il pense suppose qu’on se détache de sen égocentrisme. C’est une étape dans l’éducation de l’enfant qu’il convient de ne pas négliger: l’enfant aussi a besoin qu’on lui parle et qu’on l’écoute. Il est très important pour lui de pouvoir dialoguer, communiquer avec ses parents. Si nous lui prêtons une oreille attentive nous faisons oeuvre éducative car nous lui montrons l’exemple.

Ce contact verbal nous l’établissons avec nos tout-petits lorsque nous leur parlons et qu’ils gazouillent; continuons donc lorsque l’enfant grandit: un livre lu le soir au coucher, une mélodie chantée en faisant la toilette, une histoire racontée avant de s’endormir, tout cela établit un lien entre parents et enfants; en échange laissons-les s’exprimer lorsqu’ils le désirent.

Une chanson apprise à l’école ou une récitation qu’on récite à la maison, un jeu qui a été fait à l’école et que l’enfant a plaisir à refaire avec ses parents, une discussion qui s’établit et qui sollicite des réponses de la part des parents.

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Être parent c’est répondre aux besoins de son enfant II

Durant ses premières années, de quoi votre enfant a-t-il besoin?

Vous devez vous adapter aux nouveaux besoins de l’enfant. En grandissant, il s’ouvre de plus en plus aux autres, au monde extérieur mais il reste toujours un enfant.

Les parents font sans cesse des arrangements entre eux pour s’occuper de leur petite fille ou de leur petit garçon. Certaines circonstances de la vie entraînent des changements parfois difficiles et chacun doit s’y adapter.

L’enfant a encore besoin que vous soyez proches de lui

-> Que vous passiez du temps et aussi des bons moments avec lui

Bien sûr, il y a toute l’organisation au quotidien de l’enfant et cela demande du temps et de l’énergie. Mais l’enfant recherche aussi des moments privilégiés pour lui seul. Un jeu. Un câlin. Une promenade. Une histoire. Les genoux. Une discussion, etc.

->Qu’il puisse un peu “revenir en arrière” de temps en temps.

L’enfant ne grandit pas d’un coup et parfois, il peut se sentir angoissé à l’idée de devenir grand. Pouvez-vous accepter les petits “retours en arrière”? Il fait le bébé, elle refait pipi au lit, il réclame beaucoup d’attention, elle pleure facilement.

-> Que vous lui parlier et l’écoutiez.

L’enfant a des questions, des soucis, des choses à raconter et c’est avec vous, ses parents, qu’il voudrait les partager. Une dispute avec un enfant de sa classe, une leçon passionnante à l’école, une image de l’actualité, un tracas dans la famille…

Il a aussi besoin que vous le guidiez

-> Que chacun reste à sa place.

Vous avez vos avtivités, vos questions, vos soucis de grands et votre enfant a les siens.

Sinon, tout est mélangé. Les soucis des grands sont trop lourds pour les enfants.

-> Que vous définissiez des règles bien claires et fermes à respecter.

Chacun de vous a sa propre idée sur cette question mais certaines règles peuvent être discutées et d’autres pas. L’enfant doit comprendre que certaines règles préservent sa sécurité et celle des autres.

Sans limite, un enfant ne grandit pas bien… il se sent perdu.

-> Que vous remarquiez et encouragiez ses progrès.

Il connaît de plus en plus de choses, il progresse dans différents domaines: le sport ou la musique ou le dessin, … il se fait des amis facilement, il reste plus calme quand vous le lui demandez…

C’est aussi pour vous, ses parents, que votre enfant fait des efforts.

-> Que vous répondiez aux questions qu’il se pose.

L’enfant se pose des questions sur ce qui est bien ou mal. Il s’interroge sur les questions essentielles (la mort d’un proche ou d’un animal, la guerre, les différences…). Connaître les valeurs auxquelles vous accordez une réelle importance et savoir que vous aussi, vous pouvez être désemparés, que parfois il est difficile pour vous de répondre, cela l’aidera à trouver ses propres repères.

-> Qu’il puisse créer des relations avec des adultes de confiance (les grands-parents, l’instituteur, la marraine…) et des enfants de son âge (à l’école, dans les mouvements de jeunese, dans le quartier).

Il va profiter de toutes ces expériences pour s’ouvrir au monde et comprendre les relations avec les autres, de même que les valeurs d’amitié, de justice, de partage, de respect. 

Être parents, c’est mille et une chose à penser et à mettre en place pour l’enfant:

  • Lui parler
  • Choisir son école
  • L’emmener chez le dentiste
  • L’emmener à l’école
  • Acheter son cartable
  • Préparer ses repas
  • Choisir ses activités avec lui
  • Répondre à ses questions
  • Rencontrer l’instituteur
  • Lui expliquer les interdits
  • Fêter son anniversaire
  • Jouer avec lui
  • Ecouter ses petites histoires
  • Veiller à sa sécurité à la maison et à l’extérieur
  • Connaître ses goûts
  • Le conduire chez ses grands-parents, dans la famille en général
  • Participer à la vie de l’école
  • L’écouter
  • Lire un livre avec lui
  • Respecter sa personnalité
  • Rencontrer ses copains et copines de classe
  • L’encourager dans le sport, les activités artistiques
  • Planifier les vacances scolaires (stages, garderie, vacances…).
  • Ecouter ses soucis, ses joies, ses questions
  • Inviter ses cousins
  • Lui apprendre à partager
  • Lui interdire d’approcher la cuisinière
  • Lui interdire de frapper le chien
  • etc …

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Être parent c’est répondre aux besoins de son enfant

Dans la petite enfance, de quoi votre enfant a-t-il besoin?

Il a besoin d’être protégé, nourri, éduqué, soigné

Vous participez tous les deux aux soins et à l’éducation de votre enfant. C’est une bonne chose qu’il connaisse différentes manières d’être et façons de faire. Il y gagne quand chacun de ses parents s’occupe de lui en lui montrant toute son attention.

Dans certains cas, et pour des raisons multiples, un parent est seul à s’occuper de son enfant. Il devrait pouvoir trouver des relais, des personnes de confiance qui l’aident à entourer l’enfant sans prendre la place de son père ou de sa mère.

Mais il a aussi besoin que vous soyez à ses  côtés…

-> Que vous soyez très proches de lui au début de sa vie.

Le bébé cherche la relation avec sa maman, son papa. Le contact peau à peau, le regard, l’odeur, le rythme de la respiration, les massages, le bercement, les paroles.

-> Que vous compreniez ses besoins.

Quand votre enfant pleure, il exprime son malaise, son inquiétude, une protestation,… Ou encore, il évacue des tensions accumulées pendant la journée. Il a alors besoin que vous le rassuriez. Cela n’est pas évident mais vous, son père et sa mère, devenez vite capables de comprendre ce que disent son visage et ses gestes: ses mimiques, ses émotions, ses pleurs, etc. Il a faim. Il est anxieux. Il a mal quelque part. Il veut des câlins. C’est la crise du soir. Il a besoin qu’on le laisse tranquille…

-> Que vous lui parliez, lui expliquiez ce qu’il vit.

Dire à votre enfant ce que vous avez compris de ce qu’il vit, cela l’aide à comprendre le monde. Il peut alors se créer des points de repères rassurants. Il me semble que tu as un gros chagrin, on dirait que tu as sommeil, que tu digères mal. N’aie pas peur, nous sommes là.

Et qu’est-ce que cela apporte à l’enfant?

Grâce à cela, il apprend qu’il peut compter sur les autres. Cette sécurité affective permet le début du développement de l’intelligence et de son ouverture au monde. Cela peut éviter les grands moments d’angoisse et les peurs quand il s’agit de se séparer (pour faire des courses, lorsque vous vous rendez au travail…).

Et que vous lui appreniez à devenir autonome.

-> Que progressivement vous repreniez une vie qui ne soit plus totalement centrée sur lui.

Vous n’êtes plus disponibles à 100%: l’enfant doit parfois attendre, il est parfois seul et mécontent, vous avez des activités sans lui…

-> Que votre enfant ait des moments avec chacun de vous (et avec d’autres personnes habituées à s’occuper de lui).

Il peut ainsi connaître différentes manières de faire et les apprécier.

-> Que vous remarquiez et encouragiez ses progrès.

Il marche mieux, ilse débrouille seul avec sa cuillère, il fait “au revoir”, il s’exprime comme il peut, dit des mots… Cela mérite bien des félicitations.

-> Que vous soyez clairs sur les limites qu’il ne peut pas dépasser et les règles importantes dans la famille.

Les repères rassurent l’enfant et organisent sa vie. Il est important que vous, ses parents, vous vous mettiez d’accord sur ce qui est autorisé et ce qui est interdit. Votre enfant comprend alors ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.

-> Que vous encouragiez ses contacts avec l’extérieur.

Favoriser les échanges. Lesjeux avec d’autres enfants seront l’occadion d’apprendre petit à petit le respect, le partage et de rencontrer des personnalités différentes de la sienne.

Et qu’est-ce que cela apporte à l’enfant?

Progressivement, il sera capable de mieux se débrouiller dans la vie, de faire face aux difficultés. Il se construira une vie bien à lui, des idées, des envies, des projets, de l’enthousiasme. Il sera peu à peu capable de comprendre les règles de vie et de vivre avec d’autres enfants et adultes.

Témoignages;

Chacun à sa place

“On éduque l’enfant à deux, on se complète. Ma femme me laisse une large place dans l’éducation. Elle n’accapare pas le bébé comme c’est parfois le cas. J’ai ma place.” Max, papa de Nathan, âgé d’un mois et demi.

Être maman toute seule

“Mon bébé est là et c’est mon bonheur. Parfois c’est difficile d’être une maman toute seule: toutes les nuits, c’est moi; toutes les inquiétudes (quand il est malade, quand il pleure…), je les porte. Heureusement j’ai des amies sur qui je peux compter.” Nathalie, maman de Clara, âgée de 2 mois et demi.

Tout un apprentissag…

” On devient parent, c’est un apprentissage. On a lu des bouquins, on a de la famille, on fait le tri dans les conseils, on forge sa propre expérience petit à petit. Là j’en suis au début, mon enfant a six mois de paternité.” Julien, papa de tristan, âgé de 6 mois.

… et certains accrochent plus tard.

“Au début, jérôme ne s’en occupait pas beaucoup mais maintenant, il s’en occupe bien. Il prépare les biberons mais ne les donne pas. Après, quand Romain a commencé à marcher, à s’exprimer, il a accroché beaucoup plus et maintenant cela se passe très bien, il fait beaucoup de choses avec lui.” Emmanuelle, maman de Romain, âgé de 14 mois.

Vivre pour quelqu’un

“Au moins on vit pour quelqu’un d’autre que soi. On fait tout en fonction de lui. Je ne dirais pas qu’on se met de côté, parce que l’on a une période après l’accouchement où il n’y a que le bébé qui compte, le restant ne compte pas et on a besoin de personne. Fallait me laisser dans ma bulle avec mon bébé et mon mari! Après, on peut repartir faire des petites sorties et partager à nouveau avec les autres..” Caroline, maman de Nathanaël, âgé de 4 mois.

 

Être parents, c’est mille et une choses à penser et à mettre en place pour l’enfant:

  • Choisir un milieu d’accueil (une crèche, une accueillante)
  • Préparer la chambre
  • se lever la nuit
  • Préparer le biberon
  • Faire les vaccins
  • Jouer avec lui
  • Le changer
  • Lire avec lui
  • Le rassurer
  • L’emmener à la consultation
  • Lui donner le bain
  • Préparer ses repas
  • Lui parler
  • Le mettre au lit
  • Organiser sa journée
  • Le conduire à la crèche, chez l’accueillante
  • L’aider à trouver sa place auprès de ses frères et soeurs
  • S’informer auprès du médecin
  • L’emmener chez ses grands-parents, ses cousins, …
  • Lui donner ses médicaments
  • Le regarder…
  • etc…

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Prise de conscience du schéma corporel

Il est très important que l’enfant ait conscience de son corps et sache en nommer et situer les différentes parties; c’est une preuve de bon développement et d’une certaine maturité. D’ailleurs replongeons-nous quelques années en arrière auprès de notre jeune enfant: le corps est un des pôles d’attraction pour l’enfant; tout d’abord celui de sa mère, car il en est tout près, bercé, alimenté, cajolé, puis petit à petit il prend conscience qu’il existe indépendamment d’elle.

Spitz a montré en observant mère et enfant que l’attitude affective de la mère est en rapport étroit avec le progrès de l’enfant et agit également sur son état tonique.

Le contact physique mère-enfant aboutit dans le meilleur des cas à abaisser la tension musculaire du bébé; exemple: le bébé qui se laisse “aller” dans les bras de sa mère et s’abandonne complètement à elle.

L’enfant se découvre tou doucement: c’est la période des “toucher”, des jeux avec ses doigts jusqu’à en loucher, des “sucer”: ses doigts de mains, de pieds, sa main, son bras, etc.

Une maman attentive qui joue avec son enfant commence à lui parler de lui, de son corps dès son plus jeune âge: “Oh! les belles menottes, et les pieds qu’ils sont mignons”, etc.

Ce que nous vous proposons pour faciliter cette prise de conscience du schéma corporel, sera très proche de cette attitude maternelle où la découverte se fait sous forme de jeux.

Que ce soit en classe ou à la maison, les enfants se meuvent, agissent, donc utilisent toutes les parties de leur corps tout au long des activités qu’ils entreprennent. Or, ils n’en ont au départ qu’une connaissance intuitive. Notre tôle sera de les faire réfléchir pour les aider à localiser, à nommer les segments dont ils se servent (main, pied, tête)puis ceux de plus en plus précis dont ils n’ont peut-être pas conscience de se servir (oreille, yeux, nez, ventre, fesse, etc.). Il est indispensable que l’enfant connaisse puis nomme et enfin localise ses différents segments si on veut l’aider à se détendre.

Par où commencer cette prise de conscience?

Il n’y a, à vrai dire, ni début, ni fin; il n’y a rien d’arbitraire, ce qui est important c’est la manière dont on joue avec l’enfant et la façon de lui présenter ce jeu. Il est évident que pour un enfant de 2 ans (petite section d’école maternelle) le jeu n’aura pas la même rigueur que pour celui qui en a 5 (grande section d’école maternelle).

Peut-être pourrait-on tout de même commencer par les jeux de doigts qui sont un excellent moyen pour localiser, nommer les différentes parties de la main, du bras, pour prendre conscience de sa mobilité, de l’impossibilité à faire certains gestes. Pour le bébé, la main et les doigts sont le premier des jouets: la main remue, prend, écarte, touche, jette; les doigts bougent, s’écartent; les poings se serrent, etc. Les exercices de doigts et de mains sont d’une exécution très simple et peuvent se faire en classe, dehors, en salle de jeux, à la maison, en voiture, etc.

Le chant “Un petit pouce qui marche” anodin est important pour la prise de conscience de l’enfant que certains de ses segments vont par deux, que si l’on crispe une main l’autre a tendance à le faire aussi (phénomène de syncinésies). Il sera bon d’ailleurs de jouer de cette solidarité et d’essayer à amener l’enfant à dissocier ces segments, exemple: le jeu que nous avons tous fait étant enfant: se frotter le ventre d’une main et se taper sur la tête de l’autre. Si les chants et comptines (pomme de reinette, les doigts de la main, un petit pouce qui marche) font appel à la connaissance de la main et des doigts il en est d’autres qui ont trait au visage (Nez cancan par exemple ou je fais le tour de la maison); d’autres au pied (j’ai un pied qui r’mue, – ronde chantée- ou Jean petit qui danse).

Les chants et les formulettes ne sont pas les seuls moyens utilisables pour cette prise de conscience, il y a ausse tout ce que l’enfant fait lorsqu’il joue avec un matériel et avec son corps. Les exercices dits de “motricité” vont apporter beaucoup à l’enfant qui par le truchement d’un matériel s’exerce à localiser puis à nommer les segments de son corps (tête, cou, épaule, cheville, etc.)

Après avoir joué avec son corps, après avoir vécu ses expériences corporelles, il est intéressant de demander à l’enfant de faire une représentation graphique des diverses situations dans lesquelles il s’est trouvé. Si l’enfant se heurte à un problème graphomoteur, il peut tout de même nous expliquer ce qu’il a voulu faire et son dessin nous renseigne sur la connaissance qu’il a de son corps (dessin genoux, coude) et de certains détails dont l’importance mise en évidence nous fait sourire. Cela nous renseigne également sur la façon dont l’enfant se voit, projette sa propre image, sur la façon dont il voit les autres; exemple: des dos, des profils; a la connaissance de ce qu’il ne voit pas de lui: son dos, ses cheveux, ses fesses, ses talons, etc.

La maison avec le contact de la maman est un terrain privilégié pour ce genre d’activité. D’abord la maman est plus disponible, elle peut accorder plus de temps à son enfant. Si celui-ci n’est pas seul, il pourra à son gré réutiliser ces jeux avec ses frères et soeurs; une grande soeur ou un grand frère pourra également faire jouer son cadet sans peine.

Toutes les occasions pour apprendre à l’enfant à connaître son corps seront les bienvenues; Il peut y avoir par exemple parmi les plus classiques: la toilette, le bain, l’habillage, le déshabillage, le coucher, le lever (disque Anne sylvestre: Mon oeil droit). Le repas pris en famille, s’il n’est pas vécu comme une suite de reproches, peut être très fructueux à condition que les parents prennent le temps de lui parler et l’aident à s’exprimer. C’est aussi par imitation que l’enfant apprend; il est donc fort intéressant pour lui de se trouver à table en famille car il se rend compte de quelle façon on tient: son couteau, sa fourchette, sa cuillère et l’utilisation de ses mains, de ses doigts s’en trouvera accélérée car il voudra faire “pareil”. Le repas n’est donc pas que “nourriture”; il ne faut pas oublier que la table est un lieu de rencontre et qu’il doit être privilégié. Il est indispensable de prendre son temps, de parler aux enfants, de les laisser parler. Pour l’enfant être à table, manger, c’est aussi le plaisir d’être avec son père et sa mère et le reste de la famille. Il est donc important de faire partager nos repas aux enfants et de nous organiser pour qu’ils y soient présents.

Toujours dans le but de conduire l’enfant à compléter la connaissance de son corps on peut envisager de lui faire exécuter à l’aide de matériaux divers (carton, boîte, tubes, papier, laine, bouchons, allumettes, etc.) des bonshommes articulés ou non, des marionnettes à gaine, des marottes (3ans à 6 ans), des marionnettes à fil (8 ans à 10 ans), des masques (visage). Une fois ces travaux exécutés, l’enfant manifeste l’envie de jouer avec, et au cours de ces jeux il n’est pas rare qu’il s’aperçoive ou que ses camarades lui fassent remarquer que sa poupée n’a pas de bras: -qu’il lui manque les pids, – que ses yeux sont absents, – qu’elle n’a pas de cheveux sur la tête, etc. C’est par l’observation de ces détails qu’il va prendre conscience de l’importance par exemple des articulations: les pantins fabriqués avec des attaches parisiennes ont des articulations mais celles-ci ne correspondent pas aux nôtres. Il en résulte des gestes différents et des impossibilités, exemple: – le pantin ne peut faire que des mouvements latéraux alors que les nôtres sont dirigés vers l’avant, l’arrière – sa tête ne peut pas s’incliner, tourner sur le côté, etc.

L’IMPORTANCE DE LA POUPEE dans la connaissance du schéma corporel.

Tous les enfants qu’ils soient garçon ou fille manifestent le désir d’avoir une poupée. Si l’onaccepte volontiers pour la fille, certains parents s’y opposent lorsqu’il s’agit de leur garçon. Il importe de changer ce comportement; ce n’est pas parce qu’un garçon joue à la poupée quil sera féministe. L’attrait de la poupée correspond au fait que l’enfant y retrouve son physique. Elle a une tête, des yeux (souvent dormeurs), un nez, une bouche, des cheveux, des membres, un nombril, etc.

“Je me souviens de mon fils de 2ans 1/2 à la vue de sa première poupée; j’attendais à ce moment un second enfant. Après l’avoir dépouillée de tous ses vêtements il s’est exclamé: “Là, comme moi” en me montrant son nombril. Puis il a recherché sur lui, ce qu’il trouvait sur elle, tout en nommant les différentes parties découvertes. Puis cette poupée est devenue “bébé” qu’on attendait, puis “Tit frère” ou “Tite soeur”.”

La poupée  peut servir d’exutoire à des enfants ayant des problèmes. Un de mes élèves (5ans) acceptait mal que sa mère attende un autre bébé; il était le second, donc le dernier et de surcroît un garçon. Or cet enfant adorait jouer au coin poupée et à chaque fois il lançait une poupée hors du coin jeu. Par cette agressivité il manifestait ouvertement son refus du bébé à naître.

La prise de conscience du schéma corporel se fait donc plus importante chaque jour.

A partir du moment où les enfants semblent avoir acquis un certain nombre d’informations on peut commencer quelques exercices de détente. On peut en envisager plusieurs sortes selon le moment de la journée.

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Zen le 12 Août

Être le calme

Si vous êtes en vacances avec des enfants, profitez-en pour leur proposer le jeu “Et si on écoutait le silence?”. Observez attentivement comment ils sont réellement capables d’écouter le silence. Ce sera pour vous une véritable leçon de vie.

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