L’efance est l’âge de la joie, du mouvement, de l’activité débordante. Un enfant est fatigué lorsqu’il a joué, s’est dépensé physiquement. C’est une “bonne” fatigue: le sommeil, une bonne alimentation, des moments de détente apporteront à tout son corps le moyen de reprendre ce qu’il a perdu.
En classe, une consigne de travail bien comprise, un jeu bien mené lui procurent une occupation vécue dans le calme; il se situe dans une zone moyenne de stimulation sensorielle et mentale. Si l’enfant est surstimulé il y a excitation, on lui demande trop, on a dépassé le seuil. S’il est sous-stimulé, il y a passivité, ennui, fatigue. Méfions-nous de cette fatigue passive qui donne l’apparence d’un enfant calme, dont les réactions sont imprévisibles et les résultats souvent médiocres. Citons quelques causes importantes de fatigue chez le jeune enfant.
Le non-respect du rythme vital
C’est le chef d’accusation principal à l’encontre du mode de vie actuel. A l’école, comme à la maison, les moments critiques sont à surveiller
à la maison:
- le lever (réveil après une certaine période de sommeil)
- contraintes pendant les repas
- retour de l’école …
à l’école:
- le matin
- en fin de semaine
- le lundi, rupture nette …
Le lundi est une journée re réadaptation. Il faut savoir qu’en décembre les enfants sont plus fatigables qu’à la fin de l’année scolaire, car c’est pendant le premier trimestre qu’ils doivent s’adapter au rythme scolaire, ou se réadapter après la longue période des vacances.
Les facteurs positifs pour la reprise du rythme et du tonus sont:
- les récréations
- les moments de détente
- l’alternance des activités
- une alimentation en rapport avec son âge.
- une vie régulière et un bon rythme de sommeil.
Le rôle de “l’école” sera d’adapter un emploi du temps tenant compte du week-end (réadaptation du lundi), de la saturation, du temps passé pour une même activité selon le moment de la journée, sa situation dans la semaine, du temps d’attention des élèves.
A la “maison”, les jeux, les livres, les activités proposés aux enfants devront tenir compte des mêmes situations. Il faudra laisser l’enfant se dépenser, lui proposer ensuite des jeux calmes, des livres, des jeux de détente.
En vingt-quatre heures, l’enfant doit rembourser sa dette de fatigue s’il a accumulé des efforts.
Des précautions élémentaires sont à prendre.
L’alimentation.
Le petit déjeuner que l’enfant ne prend pas (manque d’appétit au lever, manque de temps) l’amène à jeun à l’école. On va lui demander de fournir des efforts physiques, intellectuels (si minimes soient-ils) et vers 10heures ce sera l’effondrement. Plus question de lui demander quoi que ce soit. Le repas de “midi” (déjeuner) 12heures est pris rapidement soit pressé par le temps, soit par la faim qui le tenaille. S’il ne bénéficie pas ensuite du temps de repos nécessaire à la digestion, l’après-midi sera difficile.
Pour donner à l’enfant toutes ses chances de passer une journée sans à-coups, nous devons, nous parents, lui proposer le matin un petit déjeuner copieux (jus de fruits ou fruits, lait chocolaté, biscottes, pain beurré, confiture) et penser “au creux” de 10heures. Dans de nombreuses écoles maternelles les enfants apportent un goûter et boivent du lait juste avant la récréation. Le goûter doit être simple, deux ou trois gâteaux secs suffisent pour attendre le repas de midi.
Principales erreurs alimentaires:
- erreurs quantitatives: par excès ou par défaut. Dans notre pays on pèche plutôt par excès.
- erreurs qualitatives: insuffisance de végétaux frais, de crudités, de fruits.
- erreurs en quantité de boisson: excès ou insuffisance de liquide absorbé.
- erreur (parfois) dans les collectivités: excès de féculents.
Le sommeil
ils doivent dormir selon l’âge entre neuf et quatorze heures par jour. Nous devons veiller à ce que l’enfant ait son compte de sommeil, préférer des week-ends calmes aux longs déplacements, permettre à l’enfant de jouer plutôt que de rester de longs moments à subir un trop long temps de déjeuner.
Peur, angoisse et courage I
novembre 28, 2009 · Classé dans Comment vaincre les peurs enfantines · Tagged angoisse, équilibre, courage, enfants, les peurs enfantines, lutter, peur, santé, survie
Peur et survie :
Toute créature vivante lutte pour sa survie, et l’émotion qu’est la peur est l’un des mécanismes de préservation les plus importants tant chez l’homme que chez l’animal. Celle-ci signale un danger : « Attention, quelque chose ou quelqu’un va vous faire de mal. Si vous vous jugez suffisamment fort pour vaincre la personne ou l’animal qui vous menace, préparez-vous à lutter. Si le danger est trop important pour vous, cherchez à vous protéger, sauvez-vous. » La peur fournit la motivation nécessaire à la mobilisation des énergies et des actions de chacun de manière prudente et avisées.
Une personne sans peur ne pourrait pas survivre très longtemps. Elle traverserait la rue au feu rouge et serait renversée par les voitures. Elle se pencherait à la fenêtre, perdant l’équilibre et se retrouverait sur le trottoir. Elle n’hésiterait pas à provoquer un combat avec des bêtes féroces ou des voleurs armés. Elle jouerait avec insouciance avec des allumettes et boirait du poison.
La peur la plus forte, celle qui dépasse toutes les autres, est la peur de la mort. Tout organisme vivant réagit par la peur aux menaces faites contre sa propre vie. Il y réagit de mille et une manière différentes, mais quoi qu’il fasse, son acte n’a qu’un but, identique pour le règne animal : survivre.
Certains organismes sont mieux équipés que d’autres pour résister aux choses qui menacent leur vie car ils sont dotés de muscles plus forts, de jambes plus rapides, de dents et de griffes plus pointues ; ils sont physiquement plus forts. D’autres organismes sont mieux équipés pour piéger leurs ennemis, ils sont plus intelligents et mentalement plus alertes et plus forts.
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