Dans la petite enfance, de quoi votre enfant a-t-il besoin?
Il a besoin d’être protégé, nourri, éduqué, soigné
Vous participez tous les deux aux soins et à l’éducation de votre enfant. C’est une bonne chose qu’il connaisse différentes manières d’être et façons de faire. Il y gagne quand chacun de ses parents s’occupe de lui en lui montrant toute son attention.
Dans certains cas, et pour des raisons multiples, un parent est seul à s’occuper de son enfant. Il devrait pouvoir trouver des relais, des personnes de confiance qui l’aident à entourer l’enfant sans prendre la place de son père ou de sa mère.
Mais il a aussi besoin que vous soyez à ses côtés…
-> Que vous soyez très proches de lui au début de sa vie.
Le bébé cherche la relation avec sa maman, son papa. Le contact peau à peau, le regard, l’odeur, le rythme de la respiration, les massages, le bercement, les paroles.
-> Que vous compreniez ses besoins.
Quand votre enfant pleure, il exprime son malaise, son inquiétude, une protestation,… Ou encore, il évacue des tensions accumulées pendant la journée. Il a alors besoin que vous le rassuriez. Cela n’est pas évident mais vous, son père et sa mère, devenez vite capables de comprendre ce que disent son visage et ses gestes: ses mimiques, ses émotions, ses pleurs, etc. Il a faim. Il est anxieux. Il a mal quelque part. Il veut des câlins. C’est la crise du soir. Il a besoin qu’on le laisse tranquille…
-> Que vous lui parliez, lui expliquiez ce qu’il vit.
Dire à votre enfant ce que vous avez compris de ce qu’il vit, cela l’aide à comprendre le monde. Il peut alors se créer des points de repères rassurants. Il me semble que tu as un gros chagrin, on dirait que tu as sommeil, que tu digères mal. N’aie pas peur, nous sommes là.
Et qu’est-ce que cela apporte à l’enfant?
Grâce à cela, il apprend qu’il peut compter sur les autres. Cette sécurité affective permet le début du développement de l’intelligence et de son ouverture au monde. Cela peut éviter les grands moments d’angoisse et les peurs quand il s’agit de se séparer (pour faire des courses, lorsque vous vous rendez au travail…).
Et que vous lui appreniez à devenir autonome.
-> Que progressivement vous repreniez une vie qui ne soit plus totalement centrée sur lui.
Vous n’êtes plus disponibles à 100%: l’enfant doit parfois attendre, il est parfois seul et mécontent, vous avez des activités sans lui…
-> Que votre enfant ait des moments avec chacun de vous (et avec d’autres personnes habituées à s’occuper de lui).
Il peut ainsi connaître différentes manières de faire et les apprécier.
-> Que vous remarquiez et encouragiez ses progrès.
Il marche mieux, ilse débrouille seul avec sa cuillère, il fait “au revoir”, il s’exprime comme il peut, dit des mots… Cela mérite bien des félicitations.
-> Que vous soyez clairs sur les limites qu’il ne peut pas dépasser et les règles importantes dans la famille.
Les repères rassurent l’enfant et organisent sa vie. Il est important que vous, ses parents, vous vous mettiez d’accord sur ce qui est autorisé et ce qui est interdit. Votre enfant comprend alors ce qui est permis et ce qui ne l’est pas.
-> Que vous encouragiez ses contacts avec l’extérieur.
Favoriser les échanges. Lesjeux avec d’autres enfants seront l’occadion d’apprendre petit à petit le respect, le partage et de rencontrer des personnalités différentes de la sienne.
Et qu’est-ce que cela apporte à l’enfant?
Progressivement, il sera capable de mieux se débrouiller dans la vie, de faire face aux difficultés. Il se construira une vie bien à lui, des idées, des envies, des projets, de l’enthousiasme. Il sera peu à peu capable de comprendre les règles de vie et de vivre avec d’autres enfants et adultes.
Témoignages;
Chacun à sa place
“On éduque l’enfant à deux, on se complète. Ma femme me laisse une large place dans l’éducation. Elle n’accapare pas le bébé comme c’est parfois le cas. J’ai ma place.” Max, papa de Nathan, âgé d’un mois et demi.
Être maman toute seule
“Mon bébé est là et c’est mon bonheur. Parfois c’est difficile d’être une maman toute seule: toutes les nuits, c’est moi; toutes les inquiétudes (quand il est malade, quand il pleure…), je les porte. Heureusement j’ai des amies sur qui je peux compter.” Nathalie, maman de Clara, âgée de 2 mois et demi.
Tout un apprentissag…
” On devient parent, c’est un apprentissage. On a lu des bouquins, on a de la famille, on fait le tri dans les conseils, on forge sa propre expérience petit à petit. Là j’en suis au début, mon enfant a six mois de paternité.” Julien, papa de tristan, âgé de 6 mois.
… et certains accrochent plus tard.
“Au début, jérôme ne s’en occupait pas beaucoup mais maintenant, il s’en occupe bien. Il prépare les biberons mais ne les donne pas. Après, quand Romain a commencé à marcher, à s’exprimer, il a accroché beaucoup plus et maintenant cela se passe très bien, il fait beaucoup de choses avec lui.” Emmanuelle, maman de Romain, âgé de 14 mois.
Vivre pour quelqu’un
“Au moins on vit pour quelqu’un d’autre que soi. On fait tout en fonction de lui. Je ne dirais pas qu’on se met de côté, parce que l’on a une période après l’accouchement où il n’y a que le bébé qui compte, le restant ne compte pas et on a besoin de personne. Fallait me laisser dans ma bulle avec mon bébé et mon mari! Après, on peut repartir faire des petites sorties et partager à nouveau avec les autres..” Caroline, maman de Nathanaël, âgé de 4 mois.
Être parents, c’est mille et une choses à penser et à mettre en place pour l’enfant:
- Choisir un milieu d’accueil (une crèche, une accueillante)
- Préparer la chambre
- se lever la nuit
- Préparer le biberon
- Faire les vaccins
- Jouer avec lui
- Le changer
- Lire avec lui
- Le rassurer
- L’emmener à la consultation
- Lui donner le bain
- Préparer ses repas
- Lui parler
- Le mettre au lit
- Organiser sa journée
- Le conduire à la crèche, chez l’accueillante
- L’aider à trouver sa place auprès de ses frères et soeurs
- S’informer auprès du médecin
- L’emmener chez ses grands-parents, ses cousins, …
- Lui donner ses médicaments
- Le regarder…
- etc…
Que faire quand votre enfant fait des cauchemars ?
décembre 8, 2009 · Classé dans Comment vaincre les peurs enfantines, Devenir - être parents · Tagged angoisses, cauchemars, enfant, parents, peurs, sommeil
Votre enfant sursaute en pleine nuit et pleure à chaudes larmes. Vous venez auprès de lui et la seule explication que vous pouvez avoir, c’est un récit de faits irréels que vous avez du mal à comprendre et qui, pourtant, angoisse tellement le petit. Comment le rassurer et lui dire qu’il s’agit simplement d’un cauchemar ?
Comment déceler les cauchemars ?
A partir d’un an, les enfants sont de plus en plus sujets à la perturbation du sommeil. Si les cauchemars les tirent de leur sommeil, les terreurs ne les éveillent pas : ils sont endormis tout en se sentant apeurés effrayés, ces deux phénomènes ne sont donc pas à confondre. Certes, dans les deux cas, l’enfant peut pleurer, crier ou délirer complètement en essayant de lutter contre l’objet de sa terreur.
Que faire pour apaiser votre enfant ?
Sur le coup, n’essayez pas de comprendre ce qu’il raconte car il pourrait encore se perdre davantage dans les explications. S’il s’agite dans tous les sens ou pleure toutes les larmes de son corps, mettez-vous à côté de lui et montrez lui que vous êtes là pour lui. En aucun cas, vous ne devez paniquer en venant de votre chambre à la sienne.
Cependant, tout en lui témoignant votre présence, veillez à ne pas trop en faire car il pourrait croire que ce qu’il a vécu est bien réel, ce qui poussera le cycle à recommencer. Il n’aura pas d’assurance si vous le couvez trop il ne combattra donc pas son cauchemar tout seul puisqu’il sait que vous serez toujours là. D’autant plus que cela ne ferra qu’accroitre l’importance de ses cauchemars, et aura tendance à amplifier sa peur.
En outre, avant de vous recoucher, assurez-vous que votre enfant soit bien en sécurité dans son lit et dorme dans les meilleures conditions (température, sonorité, décoration, etc.). Vous devez lui montrer que vous avez la situation bien en mains et qu’il n’y a rien à craindre dans sa chambre car vous avez bien tout vérifié.
Comment éviter les récidives ?
Pour éviter que les cauchemars recommencent, parlez-en à votre enfant. En effet, si vous n’avez pas pu comprendre un mot de ce qu’il disait pendant sa nuit de cauchemar, c’est le moment idéal pour le pousser à vous décrire les choses « horribles » qui lui font si peur. Si l’objet de ses cauchemars est abstrait, demandez- lui de mettre un visage à cette horreur en dessinant.
Une fois qu’il aurait couché sur papier l’objet de sa peur, invitez votre enfant à écraser le papier ou à le déchirer. Cela peut paraître insensé mais c’est une excellente manière de matérialiser ses terreurs et de l’aider à les combattre car tout se passe dans son imagination.
Par ailleurs, si les cauchemars de votre enfant ont tendance à recommencer très souvent, il convient de consulter un pédopsychiatre ou d’autres spécialistes car les cauchemars peuvent n’être que la partie émergente d’un problème nettement plus important.
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