Archive de Relaxez vos enfants de 2à7 ans

Les Poings (jeux relaxation détente)

LES POINGS

Bienfaits; Cet exercice détend les doigts. Il permet à l’enfant d’acquérir une certaine souplesse de la main (pour écrire ou dessiner par exemple), il relâche aussi les muscles après une crispation, volontaire ou non.

Quand le faire? Avant un exercice de motricité fine: enfiler des perles, enrouler une bobine de fil, jouer d’un instrument de musique. En vue d’un apprentissage pratique: lacer les souliers, boutonner un vêtement. Avant les travaux manuels: couture, graphisme, peinture, modelage… Pour les plus grands avant d’écrire. Après une crispation, quelle qu’elle soit. Après les exercices cités ci-dessus.

Choix du sujet; Les mains exercent une attraction particulière auprès des enfants. Ils aiment faire des gestes avec les mains, les regarder, ils aiment toucher. Mais elles sont souvent en état de crispation (quand un bébé s’énerve, pleure, il serre ses deux petits poings). Quand un enfant tient un objet, surtout chez les plus jeunes il le presse avec force. Les premiers outils employés par l’enfant pour marquer sa trace (crayon, pinceau, craie…) sont empoignés vigoureusement. Cet exercice permet à l’enfant de prendre conscience de cette tension en contrôlant la crispation et le relâchement de ses mains. On peut demander à l’enfant de dessiner ses mains puis ses poings.

Ambiance, environnement, conseils.

A la maison: cette séquence est pratiquée dans un endroit calme. L’enfant est assis confortablement, les coudes appuyés sur une table. Veiller à ce qu’il soit à la bonne hauteur de manière à ce que ses avant-bras ou ses bras fassent un angle de 45° environ avec la table quand le coude est posé. Les premières fois l’adulte agit en même temps que l’enfant en lui donnant des explications. Ensuite il pourra "jouer avec ses poings", ce seul titre évocateur lui rappelant le déroulement. L’adulte veillera au respect des consignes. Il conviendra de donner des explications de certains termes employés: – paume, partie de la main où il y a des petits traits; -crisper, par exemple, serrer très fort un objet.

A l’école: cet exercice peut se faire en grand groupe à des moments déterminés plus haut, chaque enfant étant installé à sa table.

Déroulement

Mettre en contact les deux mains, les frotter l’une contre l’autre légèrement comme lorsqu’on se lave les mains, ne pas oublier les poignets, les coudes sont appuyés sur la table. Crisper une main poing fermé, la détendre main ouverte paume vers la table. Crisper l’autre main, poing fermé, la détendre. Crisper les deux mains ensemble, les détendre. Terminer en agitant les doigts, bras pendant le long du corps. Recommencer trois fois.

Coudes sur la table. Délier les doigts en les agitant. Tourner les paumes face à face. Mains ouvetes tendre les doigts en les écartant, les relâcher en laissant retomber les mains à partir du poignet. Croiser les doigts, tirer ses mains vers l’extérieur en tendant les bras (deux fois). Se remettre en position de départ, recommencer (trois fois). Terminer en secouant.

Prolongement; Les mains se sont assouplies. L’enfant peut commencer une activité demandant une motricité fine.

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Le poisson (jeux de relaxation active)

LE POISSON

Bienfaits; Il détend la nuque, les épaules. Il active la digestion, calme l’émotivité, l’angoisse, la nervosité en agissant sur le plexus solaire situé derrière l’estomac.

Quand le faire? Cette séquence est pratiquée avant un exercice qui demandera une attention soutenue ou un exercice physique qui demandera à l’enfant d’avoir du tonus.

Choix du sujet; Tous les enfants connaissent et znvient le poisson qui se déplace si harmonieusement dans un élément qui n’est pas naturel à l’enfant. Il aime l’imiter en dehors de l’eau. Nous demanderons à l’enfant de jouer au poisson, de le dessiner dans ses différents mouvements.

AMBIANCE, ENVIRONNEMENT, CONSEILS

A la maison: l’enfant est à l’aise dans ses vêtements, pieds nus. Les premières fois une personne de la famille agira en même temps que l’enfant en lui donnant des explications. Ensuite l’enfant mimera le poisson qui joue dans l’eau, sort de l’eau, qui joue au fond de l’eau… Il conviendra de donner des explications de certains termes selon l’âge de l’enfant: -paume: partie de la main qui a des petites lignes.

A l’école: l’institutrice suivra la même pratique avent ou entre des exercices d’attention soutenue, pour relancer un intérêt, avant un exercice physique. Veiller à ce que tous les enfants suivent correctement les consignes.

DéROULEMENT

Le poisson joue dans l’eau; Couché à plat ventre sur le sol, bras le long du corps, paumes des mains tournées vers le haut, jambes jointes. Lever une jambe en inspirant, expirer en la descendant lentement. Lever l’autre jambe. A exécuter cinq ou six fois.

Le poisson veut sortir de l’eau; Couché à plat ventre sur le sol, les jambes jointes, placer les mains à plat sur le sol au niveau des épaules. Lever la tête pour que le poisson regarde le ciel. Il veut sortir de l’eau: soulever les épaules et le buste, en inspirant. Rester dans cette position en bloquant sa respiration puis revenir lentement sur le sol. Expirer. Recommencer cinq ou six fois.

Le poisson fait des bulles dans l’eau; Couché à plat ventre, jambes jointes, bras le long du corps. Amener ses pieds sur ses fesses. Attraper ses pieds avec ses mains. Inspirer en levant la tête et en tendant les jambes. Relâcher en expirant (l’enfant souffle sur le sol comme le poisson qui fait des bulles). Recommencer cinq ou six fois.

Prolongement. Rester allongé sur le sol. "Se faire tout mou" (se détendre) dans la position convenant à l’enfant, pendant quelques secondes. Continuer ou commencer une activité.

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Le masque (jeux relaxation détente)

Le masque

Bienfaits; Il détend les muscles du visage, fait prendre conscience à l’enfant de ses possibilités d’expression.

Quand le faire? A tout moment de la journée et spécialement avant de réciter, de chanter.

Choix du sujet; L’enfant est attiré par les masques qui l’intriguent, le font rire, le transforment en un personnage ou un animal familier. Il aime son maquillage, les expressions du visage, les grimaces. Dans cette séquence, l’enfant prendra conscience des possibilités d’expression de son visage.

AMBIANCE, ENVIRONNEMENT, CONSEILS

A la maison: cette séquence peut être pratiquée à tout moment. L’enfant peut la faire devant la glace pour se voir agir. L’adulte fera l’exercice en même temps les premières fois, ensuite l’enfant suivra les consignes. On l’invitera à jouer "au masque". Il est assis ou debout.

Il conviendra de donner des explications si certains mots sont inconnus de l’enfant, surtout pour les plus jeunes, par exemple: les commissures des lèvres, les coins des lèvres, montrer à l’enfant, lui faire toucher l’endroit indiqué; la carpe: poisson qui vit dans les rivières (on peut montrer des photos).

A l’école: cette séquence peut se faire collectivement, chaque enfant ayant dans la mesure du possible une glace pour se regarder; ou encore deux par deux, l’un observant l’autre.

DéROULEMENT

  • Ouvrir la bouche lentement; la refermer (cela peut provoquer un phénomène de bâillement); plusieurs fois.
  • Sourire en serrant les dents; relâcher; plusieurs fois.
  • Remonter les commissures des lèvres le plus haut possible (les yeux sont presque fermés); relâcher; plusieurs fois.
  • A l’inverse faire la moue, les commissures des lèvres sont tombantes; plusieurs fois.
  • Faire la carpe, ouvrir la bouche en grand rapidement; plusieurs fois.
  • Détendre son visage en fermant les yeux et en laissant le corps et le visage immobiles.

Prolongement. Ouvrir les yeux, reprendre ou commencer une activité dans le calme.

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Le clown (Jeux de Relaxation détente)

Bienfaits; Il détend, assoupit la langue. Il fait prendre conscience à l’enfant du rôle qu’elle peut jouer. Il détend les muscles du visage, en particulier les muscles des joues, des yeux, du front.

Quand le faire? A tout moment de la journée pour amener un enfant au calme. Et plus particulièrement, pour la partie de la séquence s’exerçant sur la langue, avant un exercice de "langue" (comptines, prononciation correcte, chants …). Pour la partie de la séquence s’exerçant sur les yeux, après une station prolongée devant la télévision, après un spectacle vu dans l’obscurité.

Choix du sujet; L’enfant est très attiré par les clowns. Il aime leurs grimaces, leurs maquillages. L’enfant prend conscience des possibilités d’animation de son visage. Il imite les grimaces du clown.

AMBIANCE, ENVIRONNEMENT, CONSEILS

A la maison: cet exercice est pratiqué dans n’importe quel endroit. L’enfant peut le faire assis ou debout, devant une glace pour se voir en action. L’adulte fera l’exercice en même temps que lui les premières fois puis lui donnera les consignes, et l’enfant jouera au "clown". Il faudra expliquer les mots inconnus de l’enfant:

Le palais: La bouche étant une maison, le palais correspond au plafond. Plisser les yeux: faire des petits yeux.

A l’école: cette séquence peut se faire collectivement avent une récitation, des comptines. Elle se fait aussi pour calmer l’excitation. En relaxant son visage, le corps de l’enfant arrive à être détendu.

DéROULEMENT

La langue

  • Faire claquer la langue contre le palais 
  • faire avec la langue le tour de l’intérieur de la bouche; commencer par le palais puis les dents d’un côté, le bas de la bouche, les dents de l’autre côté
  • tirer la langue très fort, essayer de toucher le nez

Les yeux

  • yeux ouverts, plisser-les très fort; relâcher (plusieurs fois)
  • fermer les yeux très fort; relâcher (plusieurs fois);
  • fermer les yeux, sans contraction (doucement) et diriger le regard vers l’avant;
  • terminer en posant les mains sans appuyer sur les yeux ouverts, les fermer, rester quelques instants ainsi.

Prolongement. Ouvrir les yeux. Continuer ou commencer une activité dans le calme.

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La barbichette (Jeux de Relaxation active)

La barbichette

Bienfaits; Contrôle des muscles du visage, contrôle de soi.

Quand le faire? Entre deux exercices, pour attendre. Le soir au pied du lit. Le matin au moment de la toilette.

Choix du sujet; Le fait de fixer son attention sur un point précis conduit l’enfant à faire abstraction de tous les bruits et actions parasites qui l’entourent. C’est un facteur de concentration. Seuls les muscles du visage et du bras sont concernés, les autres peuvent se détendre.

Ambiance, environnement, conseils; C’est un jeu qui se joue deux à deux.

A la maison: maman-enfant, papa-enfant, frère et soeur, etc. Al’école: les enfants seront deux par deux. Au début, la maîtresse se mettra avec l’un d’eux pour bien expliquer aux autres.

Déroulement; S’asseoir face à face, chacun tient le menton de l’autre entre le pouce et l’index, chanter ensemble doucement – Je te tiens, tu me tiens par la barbichette, le premier de nous deux qui rira, aura une tapette. 1-2-3.

A partir de ce moment-là, chacun se regarde sans faire de bruit en essayant de ne plus ni rire, ni sourire. Essayer de garder les muscles du visage détendus, sans crispation. Si l’un des deux sourit ou rit, il reçoit de l’autre une légère tapette sur la joue, et le jeu recommence.

Variante; On peut essayer de faire perdre son adversaire en "jouant" avec ses yeux afin de le faire rire: faire tourner ses yeux, les faire bouger, faire les grands yeux (sourcils levés) ou les petits yeux (yeux plissés); tout cela sans rire ni sourire bien entendu. Si l’autre se laisse piéger, il a perdu. En aucun cas on ne dois fermer les yeux pour éviter le regard de son vis-à-vis. On peut imaginer en classe un jeu d’élimination, chaque gagnant étant confronté deux à deux et ce, jusqu’à épuisement des partenaires. Celui qui réussit à arriver en finale est le grand gagnant.

Prolongement; Détendre le bras qui a tenu la barbichette en secouant le bras, la main, en agitant les doigts. Détendre le cou. Passer ensuite à une autre activité.

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Je fais le tour de la maison. (Jeux de Relaxation active)

Je fais le tour de la maison

Bienfaits; Petit jeu fait pour attirer l’attention des enfants, pour ramener le calme. Prise de conscience des parties du visage.

Quand le faire? Après un exercice difficile. Avant un exercice d’écoute: disque, musique, conte.

Ambiance, environnement, conseils; La maison a un attrait affectif pour l’enfant, il a souvent tendance à animer des objets, à leur prêter vie. L’inviter à imaginer que son visage ressemble à une maison avec ses fenêtres: les yeux, ses volets: les paupières, sa porte: la bouche, sa clef: le nez.

Cette séquence sera pratiquée pour calmer un enfant énervé, l’amener à se reposer au moment de la sieste ou du coucher, lors de la toilette du visage.

Parler calmement, avec lenteur en articulant bien. La première fois la maman, ou le papa, ou un grand frère ou une grande soeur, dira la comptine et agira sur le visage de l’enfant.

Déroulemùent

A la maison: L’enfant est face à l’adulte, celui-ci promène son index: "je fais le tour de la maison"

  • l’index frôle le front, les joues, le menton en faisant le tour du visage;
  • "je ferme les volets" il baisse les paupières sur les yeux. Demander à l’enfant d’essayer de garder les yeux fermés;
  • "je ferme la porte" il appuie son index sur la bouche;
  • "et je tourne la clef" il prend le nez entre le pouce et l’index et le tourne doucement.

Lorsque l’enfant saura la comptine il agira de même sur le visage de ses parents ou sur le sien en se regardant devant une glace puis sur son visage en ne procédant que par toucher.

A l’école: La maîtresse suivra le même schéma. Ce jeu pourra être pratiqué deux à deux, chaque enfant agissant sur le visage de l’autre.

Variante: lorsque la comptine est sue par coeur on peut, à partir de 5 ans, intérioriser la comptine et ne faire que les gestes, d’abord en fredonnant la mélodie bouche fermée, puis sansproduire aucun son.

Prolongement. Garder les yeux fermés pendant quelques secondes puis retournrt calmement à ses occupations.

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Jouer a écouter

Puisque nos enfants sont de moins en moins attentifs, je me suis penchée avec intérêt sur ces problèmes d’écoute et depuis quelques années je propose à mes "élèves" de jouer à écouter. Cela ne va pas sans mal, mais les enfants y prennent goût et leur acuité auditive devient de plus en plus fine.

Pour que les enfants soient prêts à écouter, il faut d’abord créer l’atmosphère, le cadre où l’écoute sera optimale.

En classe: Il sera bon qu’un "coin" soit réservé à l’écoute, où les enfants seront bien installés (moquette, coussins, chaises), où l’on pourra créer la pénombre, mettre des éclairages tamisés. On aura soin d’avoir à proximité un bon électrophone (penser à changer le saphir de temps en temps) des disques de bonne qualité; un magnétophone (si possible) sera aussi le bienvenu.

A la maison: L’enfant pourra ressentir le besoin de s’isoler. Il est donc très important qu’il puisse avoir un petit coin bien à lui. Cela évidedemment peut poser certains problèmes, si l’on est petitement logé, s’il y a plusieurs enfants dans la même chambre. Il faudra, dans ces cas-là, penser à aménager la chambre d’une manière fonctionnelle afin de laisser de la place pour jouer: à tout âge l’enfant aime jouer par terre, se traîner, s’allonger à même le sol. Les lits superposés ou gogogne, les lits à tiroirs, les lits escamotables, les cloisons mobiles peuvent rendre bien des services à cet égard. Même si l’espace consacré à l’enfant est exigu. Ce qui lui est réservé est son domaine, et c’est très important.

Regardons un enfant qui met un disque de conte sur un "mange-disque". Bien souvent il s’allonge sur son lit, ou par terre, l’appareil à portée de main et il écoute. A ce moment sa concentration est telle que rien ne peut le distraire.

Un besoin de répétitions

Il remettra le même disque deux, trois, quatre fois. De même en classe. Nous avons souvent remarqué que les enfants réclamaient, les mêmes chants, les mêmes contes, les mêmes comptines. L’enfant aime entendre et répéter les mêmes mots, les mêmes formules magiques, et cela l’apaise.

L’adulte aussi a depuis fort longtemps trouvé les effets bénéfiques de certains sons. Ainsi le "Mantra" formule sacrée très ancienne (bien avant notre ère), sorte de mot de passe très magique sans aucune signification agit uniquement par le son (un peu comme les terpnoslogos, sorte de ton mnotone qu’emploient des sophrologues pour leurs exercices de relaxation ou encoe comme les incantations des anciens Grecs.) En répétant invariablement ce Mantra, comme l’adepte de la méditation transcendantale, l’adulte parvient à se plonger dans un état de relaxation profonde, relaxation qui peut assurer un détachement complet ayant des effets extrêmement bénéfiques sur la psyché et sur le physique. De même pour l’enfant on peut envisager des répétitions de son qui le conduisent à un certain degré de relaxation.

Quelques formules vous seront données à titre d’exemple et vous pourrez sur ces exemples multiplier les exercices.

Nombre de contes ont beaucoup de succès auprès des enfants parce que justement il y a des formules répétitives. Je citerai par exemple: Les trois petits cochons où le loup répète à chaque fois: "je vais soffler, taper, cogner et la maison s’écroulera"; Roule Galette où la galette chante à chaque fois la même chanson: "je suis la galette", etc.; Les trois ours où chaque ours répète: "qui a touché mon bol, qui a touché ma cuillère, qui a touché ma soupe, etc.".

L’espace aménagé pour l’écoute n’est pas le seul élément important d’une bonne écoute. L’est encore davantage, l’attitude de celui qui écoute: lorsqu’on prête l’oreille, tous nos sens sont dynamisés vers l’écoute et chaque détail prend un sens dans notre imagination. Il faudra donc amener les enfants, progressivement, à être en condition de bonne réception. Pour cela ils devront d’abord se calmer s’ils sont énervés (voir les exercices spécifiques a venir), puis exercer leur oreille sur des bruits qui les intéressent, ou les amusent. On peut par exemple jouer à écouter ceux qui proviennent d’une pièce voisine et à identifier ainsi les actions qui s’y passent. Cela les amuse beaucoup.

Par exemple:

  • J’entends des bruits d’assiettes dans la cuisine, des couverts se cognent
  • c’est maman qui met la table
  • J’entends des bruits de voix dans la classe à côté, des enfants parlent, on entend la maîtresse
  • J’entends le bruit d’une voiture de plus en plus fort, puis le coup de freins: c’est la voiture qui s’arrête devant chez nous, etc.

Tous ces bruits sont du vécu journalier mais il leur faudra cependant une certaine attention avant de les discerner de plus en plus finement.

J’ai fait un jour cette expérience en "classe": c’était au début de l’année scolaire et ce jour-là il pleuvait constamentt; pas de récréation -> d’activités extérieures, les enfants étaient très énervés. En fin de journée, nous avons " joué à écouter". J’ai pour ce faire, fermé les lumières et invité les enfants à fermer les yeux. J’ai maintes fois remarqué l’importance du phénomène lumineux dans l’acte d’écoute : une lumière vive incite à l’agitation, à l’action, à l’énervement tandis qu’une lumière tamisée, indirecte, calme, incite les enfants à la réflexion. C’est pourquoi dans la plupart de nos exercices de "relaxation" nous vous conseillons une lumière douce et tamisée. Ce jour-là, nous avons donc joué à écouter les bruits qui nous parvenaient de la rue et de l’autoroute; au bout d’un instant très bref: – on entend des voitures. Puis après une nouvelle écoute dans le calme: – on a entendu une moto qui démarrait et qui est partie. Puis au bout de cinq minutes: – on entend des voitures qui roulent sur des flaques d’eau, ça fait "Pschitt–ttt". Puis ensuite: – on entends des camions et des voitures qui roulent dans les flaques d’eau.

Les enfants au bout de ce labs de temps se sont sensibilisés au phénomène d’écoute, ils ont réussi à percevoir des bruits, à les expliquer, chose dont ils n’avaient pas eu conscience jusque-là. Outre les bruits du vécu familier (sonnerie du téléphone, de la porte, de la sonnette, bruit de perceuse, de scie, de robots ménagers, bruit de pas grimpant, marchant, courant, etc.) on peut s’amuser à écouter des instruments à percussion; dans beaucoup de classes, il y a maintenant des instruments à percussion qui servent pour les orchestres enfantins: claves, maracas, grelots, castagnettes, cymbales, tambourins, etc. Avec ce matériel il est très facile d’organiser des jeux d’écoute qui auront pour but d’affiner le sens auditif et d’aider les enfants à reconnaître des sons très voisins. Dans nos "exercices" (en construction) vous trouverez des exemples de jeux faisant appel au sens auditif.

A la maison, nous ne disposons pas naturellement de ces instruments à percussion, mais nous avons à notre disposition des ustensiles pouvant avantageusement les remplacer pour l’écoute des bruits: fourchette, verre, bouteille, crayons, règle, etc. Je me souviens avoir joué à table avec mes enfants à des jeux de rythme: cuillères contre verre, mes enfants répondaient au rythme proposé ou inventaient chacun à leur tour un rythme que nous reproduisions ensuite ensemble; ou bien nous essayions de retrouver un air connu rien qu’en frappant sur des objets différents: verre, tasse, bouteille, etc., ou encore en frappant le rythme à l’aide d’un crayon sur la table. Avec des verres ou des bouteilles plus ou moins remplis d’eau on peut aussi varier les jeux et s’exercer à classer les objets selon la gamme montante ou descendante, du plus aigu au plus grave, ou inversement.

Il existe d’autres sortes de jeux d’écoute, ce sont les jeux verbaux à base de sons produits par la langue orale. Des exemples de jeux vous seront aussi donnés avec les fiches. A force de pratiquer quotidiennement ces jeux d’écoute, "en classe", nous sommes parvenus, les enfants et moi-même,à parler plus calmement, distinctement, à faire moins de bruit, à se déplacer en silence, à faire attention aux autres, à ce qu’ils disent, à leur comportement, leurs gestes.

Nous avons maintes fois consyaté, mes collègues et moi-même, qu’après des exercices d’écoute active et de rythme les enfants étaient moins énervés, plus calmes, plus dispos. C’est presque déjà un exercice de relaxation.

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L’écoute et la vision

Les enfants n’écoutent plus!

C’est le leitmotiv d’une conversation entre parents et enseignants. Nous le déplorons, cela trouble nos relations pédagogiques. Il est un fait que le milieu dans lequel nous vivons actuellement en est responsable pour beaucoup. C’est l’environnement sonore des supermarchés, des routes à grande circulation, des passages d’avion, de trains; le boum constant de la radio et de la télévision dans les foyers. La télévision!!

C’est un sujet qui a fait et fait encore couler beaucoup d’encre; c’est un fait de société que nous ne pouvons négliger. Elle contribue en effet au fait que l’enfant dès son plus jeune âge assiste passivement à un défilé d’images et le son devient pour lui accessoire et privé de sens.

L’enfant est d’abord habitué à voir et son aptitude à écouter, à entendre s’amenuise. Nous-mêmes adultes, prêtons-nous toujours une oreille attentive à qui nous parle? Bien souvent le dialogue se réduit à un monologue. Faire attention à l’autre, à ce qu’il dit, à ce qu’il pense suppose qu’on se détache de sen égocentrisme. C’est une étape dans l’éducation de l’enfant qu’il convient de ne pas négliger: l’enfant aussi a besoin qu’on lui parle et qu’on l’écoute. Il est très important pour lui de pouvoir dialoguer, communiquer avec ses parents. Si nous lui prêtons une oreille attentive nous faisons oeuvre éducative car nous lui montrons l’exemple.

Ce contact verbal nous l’établissons avec nos tout-petits lorsque nous leur parlons et qu’ils gazouillent; continuons donc lorsque l’enfant grandit: un livre lu le soir au coucher, une mélodie chantée en faisant la toilette, une histoire racontée avant de s’endormir, tout cela établit un lien entre parents et enfants; en échange laissons-les s’exprimer lorsqu’ils le désirent.

Une chanson apprise à l’école ou une récitation qu’on récite à la maison, un jeu qui a été fait à l’école et que l’enfant a plaisir à refaire avec ses parents, une discussion qui s’établit et qui sollicite des réponses de la part des parents.

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Prise de conscience du schéma corporel

Il est très important que l’enfant ait conscience de son corps et sache en nommer et situer les différentes parties; c’est une preuve de bon développement et d’une certaine maturité. D’ailleurs replongeons-nous quelques années en arrière auprès de notre jeune enfant: le corps est un des pôles d’attraction pour l’enfant; tout d’abord celui de sa mère, car il en est tout près, bercé, alimenté, cajolé, puis petit à petit il prend conscience qu’il existe indépendamment d’elle.

Spitz a montré en observant mère et enfant que l’attitude affective de la mère est en rapport étroit avec le progrès de l’enfant et agit également sur son état tonique.

Le contact physique mère-enfant aboutit dans le meilleur des cas à abaisser la tension musculaire du bébé; exemple: le bébé qui se laisse "aller" dans les bras de sa mère et s’abandonne complètement à elle.

L’enfant se découvre tou doucement: c’est la période des "toucher", des jeux avec ses doigts jusqu’à en loucher, des "sucer": ses doigts de mains, de pieds, sa main, son bras, etc.

Une maman attentive qui joue avec son enfant commence à lui parler de lui, de son corps dès son plus jeune âge: "Oh! les belles menottes, et les pieds qu’ils sont mignons", etc.

Ce que nous vous proposons pour faciliter cette prise de conscience du schéma corporel, sera très proche de cette attitude maternelle où la découverte se fait sous forme de jeux.

Que ce soit en classe ou à la maison, les enfants se meuvent, agissent, donc utilisent toutes les parties de leur corps tout au long des activités qu’ils entreprennent. Or, ils n’en ont au départ qu’une connaissance intuitive. Notre tôle sera de les faire réfléchir pour les aider à localiser, à nommer les segments dont ils se servent (main, pied, tête)puis ceux de plus en plus précis dont ils n’ont peut-être pas conscience de se servir (oreille, yeux, nez, ventre, fesse, etc.). Il est indispensable que l’enfant connaisse puis nomme et enfin localise ses différents segments si on veut l’aider à se détendre.

Par où commencer cette prise de conscience?

Il n’y a, à vrai dire, ni début, ni fin; il n’y a rien d’arbitraire, ce qui est important c’est la manière dont on joue avec l’enfant et la façon de lui présenter ce jeu. Il est évident que pour un enfant de 2 ans (petite section d’école maternelle) le jeu n’aura pas la même rigueur que pour celui qui en a 5 (grande section d’école maternelle).

Peut-être pourrait-on tout de même commencer par les jeux de doigts qui sont un excellent moyen pour localiser, nommer les différentes parties de la main, du bras, pour prendre conscience de sa mobilité, de l’impossibilité à faire certains gestes. Pour le bébé, la main et les doigts sont le premier des jouets: la main remue, prend, écarte, touche, jette; les doigts bougent, s’écartent; les poings se serrent, etc. Les exercices de doigts et de mains sont d’une exécution très simple et peuvent se faire en classe, dehors, en salle de jeux, à la maison, en voiture, etc.

Le chant "Un petit pouce qui marche" anodin est important pour la prise de conscience de l’enfant que certains de ses segments vont par deux, que si l’on crispe une main l’autre a tendance à le faire aussi (phénomène de syncinésies). Il sera bon d’ailleurs de jouer de cette solidarité et d’essayer à amener l’enfant à dissocier ces segments, exemple: le jeu que nous avons tous fait étant enfant: se frotter le ventre d’une main et se taper sur la tête de l’autre. Si les chants et comptines (pomme de reinette, les doigts de la main, un petit pouce qui marche) font appel à la connaissance de la main et des doigts il en est d’autres qui ont trait au visage (Nez cancan par exemple ou je fais le tour de la maison); d’autres au pied (j’ai un pied qui r’mue, – ronde chantée- ou Jean petit qui danse).

Les chants et les formulettes ne sont pas les seuls moyens utilisables pour cette prise de conscience, il y a ausse tout ce que l’enfant fait lorsqu’il joue avec un matériel et avec son corps. Les exercices dits de "motricité" vont apporter beaucoup à l’enfant qui par le truchement d’un matériel s’exerce à localiser puis à nommer les segments de son corps (tête, cou, épaule, cheville, etc.)

Après avoir joué avec son corps, après avoir vécu ses expériences corporelles, il est intéressant de demander à l’enfant de faire une représentation graphique des diverses situations dans lesquelles il s’est trouvé. Si l’enfant se heurte à un problème graphomoteur, il peut tout de même nous expliquer ce qu’il a voulu faire et son dessin nous renseigne sur la connaissance qu’il a de son corps (dessin genoux, coude) et de certains détails dont l’importance mise en évidence nous fait sourire. Cela nous renseigne également sur la façon dont l’enfant se voit, projette sa propre image, sur la façon dont il voit les autres; exemple: des dos, des profils; a la connaissance de ce qu’il ne voit pas de lui: son dos, ses cheveux, ses fesses, ses talons, etc.

La maison avec le contact de la maman est un terrain privilégié pour ce genre d’activité. D’abord la maman est plus disponible, elle peut accorder plus de temps à son enfant. Si celui-ci n’est pas seul, il pourra à son gré réutiliser ces jeux avec ses frères et soeurs; une grande soeur ou un grand frère pourra également faire jouer son cadet sans peine.

Toutes les occasions pour apprendre à l’enfant à connaître son corps seront les bienvenues; Il peut y avoir par exemple parmi les plus classiques: la toilette, le bain, l’habillage, le déshabillage, le coucher, le lever (disque Anne sylvestre: Mon oeil droit). Le repas pris en famille, s’il n’est pas vécu comme une suite de reproches, peut être très fructueux à condition que les parents prennent le temps de lui parler et l’aident à s’exprimer. C’est aussi par imitation que l’enfant apprend; il est donc fort intéressant pour lui de se trouver à table en famille car il se rend compte de quelle façon on tient: son couteau, sa fourchette, sa cuillère et l’utilisation de ses mains, de ses doigts s’en trouvera accélérée car il voudra faire "pareil". Le repas n’est donc pas que "nourriture"; il ne faut pas oublier que la table est un lieu de rencontre et qu’il doit être privilégié. Il est indispensable de prendre son temps, de parler aux enfants, de les laisser parler. Pour l’enfant être à table, manger, c’est aussi le plaisir d’être avec son père et sa mère et le reste de la famille. Il est donc important de faire partager nos repas aux enfants et de nous organiser pour qu’ils y soient présents.

Toujours dans le but de conduire l’enfant à compléter la connaissance de son corps on peut envisager de lui faire exécuter à l’aide de matériaux divers (carton, boîte, tubes, papier, laine, bouchons, allumettes, etc.) des bonshommes articulés ou non, des marionnettes à gaine, des marottes (3ans à 6 ans), des marionnettes à fil (8 ans à 10 ans), des masques (visage). Une fois ces travaux exécutés, l’enfant manifeste l’envie de jouer avec, et au cours de ces jeux il n’est pas rare qu’il s’aperçoive ou que ses camarades lui fassent remarquer que sa poupée n’a pas de bras: -qu’il lui manque les pids, – que ses yeux sont absents, – qu’elle n’a pas de cheveux sur la tête, etc. C’est par l’observation de ces détails qu’il va prendre conscience de l’importance par exemple des articulations: les pantins fabriqués avec des attaches parisiennes ont des articulations mais celles-ci ne correspondent pas aux nôtres. Il en résulte des gestes différents et des impossibilités, exemple: – le pantin ne peut faire que des mouvements latéraux alors que les nôtres sont dirigés vers l’avant, l’arrière – sa tête ne peut pas s’incliner, tourner sur le côté, etc.

L’IMPORTANCE DE LA POUPEE dans la connaissance du schéma corporel.

Tous les enfants qu’ils soient garçon ou fille manifestent le désir d’avoir une poupée. Si l’onaccepte volontiers pour la fille, certains parents s’y opposent lorsqu’il s’agit de leur garçon. Il importe de changer ce comportement; ce n’est pas parce qu’un garçon joue à la poupée quil sera féministe. L’attrait de la poupée correspond au fait que l’enfant y retrouve son physique. Elle a une tête, des yeux (souvent dormeurs), un nez, une bouche, des cheveux, des membres, un nombril, etc.

"Je me souviens de mon fils de 2ans 1/2 à la vue de sa première poupée; j’attendais à ce moment un second enfant. Après l’avoir dépouillée de tous ses vêtements il s’est exclamé: "Là, comme moi" en me montrant son nombril. Puis il a recherché sur lui, ce qu’il trouvait sur elle, tout en nommant les différentes parties découvertes. Puis cette poupée est devenue "bébé" qu’on attendait, puis "Tit frère" ou "Tite soeur"."

La poupée  peut servir d’exutoire à des enfants ayant des problèmes. Un de mes élèves (5ans) acceptait mal que sa mère attende un autre bébé; il était le second, donc le dernier et de surcroît un garçon. Or cet enfant adorait jouer au coin poupée et à chaque fois il lançait une poupée hors du coin jeu. Par cette agressivité il manifestait ouvertement son refus du bébé à naître.

La prise de conscience du schéma corporel se fait donc plus importante chaque jour.

A partir du moment où les enfants semblent avoir acquis un certain nombre d’informations on peut commencer quelques exercices de détente. On peut en envisager plusieurs sortes selon le moment de la journée.

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L’enfant et la fatigue / L’adaptation au milieu scolaire

L’adaptation au milieu scolaire

Un problème qui préoccupe enseignants et parents est celui du manque d’attention des enfants dans nos classes. Si on déplore cet état de chose, on n’a guère le temps de trouver des remèdes, les jours se suivent et il nous faut faire preuve de trésors d’imagination, afin de renouveler sans cesse notre capital de petits gestes, consignes qui nous permettent d’obtenir de chaque enfant un minimum d’attention. Cela suppose qu’on ne considère plus la classe en général mais chaque enfant en particulier et qu’il nous faut les solliciter. Ce manque d’attention peut être d’origines diverses:

La fatigue physique de l’enfant : il est couché tard, il "couve" une maladie, il a faim…

La longueur de l’exercice physique : toute activité expose à la fatigue quand elle demeure dans les limites normales, l’activité est bonne. Elle stimule l’organisme, incite au sommeil. Il faut donc doser l’effort dans toute activité sinon il y a surmenage. Une activité trop intense, sans moments de détente entraîne une mauvaise fatigue. La mesure physiologique de l’enfant à été dépassée.

De même pour l’exercice intellectuel, manuel, artistique… Il convient qu’il ne soit pas trop long. il faut proposer à l’enfant des séquences ne dépassant pas vingt-cinq minutes. Chez les petits, certains exercices seront même plus courts: cinq à dix minutes.

Le manque de variété dans la suite des exercices. C’est à nous, éducateurs, de doser cette variété afin de conduire les enfants à un changement d’attitude, d’attention, de réflexion. En effet si un enfant reste assis à la même place pendant un temps trop long, son attention va se disperser, son esprit va s’évader "il est dans la lune".

L’abus de télévision; La quasi-majorité des petits "modernes" regarde la télévision tous les jours, la durée en est variée mais il est beaucoup de petits qui passent leur soirée, leur week-end, devant le petit écran, surtout les jours de mauvais temps, et dans les grands ensembles où les distractions et les parcs à jeux se font rares. Certains soirs ils regardent des émissions, des films avec leurs parents, retardant ainsi l’heure du coucher. Devant la télévision les enfants sont agressés par le bruit, la lumière, les images. Il n’est pas rare de voir des petits yeux clignoter. Il y a surstimulation visuelle, auditive et mentale. Il peut y avoir surstimulation mentale lorsque l’enfant est obligé de faire des efforts prolongés pour comprendre, suivre une émission qui l’intéresse. Nous devons donc être très vigilants, ne pas céder aux caprices et même, s’il y a lieu, nous priver de certaines émissions dans l’intérêt de l’enfant. Nous essaierons de proposer à l’enfant d’autres distractions: jeux, livres, expression par le dessin, histoires à raconter.

L’abus de chauffage déclenche chez l’enfant aussi bien que chez l’adulte un processus de protection. Le sujet "transpire", s’agite, il est mal dans sa "peau". Tout effort, intéllectuel ou physique, devient fatigue. Il peut atteindre un état de somnolence que seuls de violents efforts d’attention permettront de surmonter. Les enfants sont, parfois, encombrés de couches superposées, de vêtements, souvent mal adaptés à leur morphologie: épaules étroites, taille trop serrée… Le moindre mouvement leur demande un certain effort, gênés qu’ils sont, pour libérer leurs membres. Un enfant qui a froid est tout aussi handicapé.

Le manque d’oxygénation. Dans une pièce mal aérée un tout-petit dort mal, il s’agite dans son lit, pleure. Un enfant plus grand, dans les mêmes conditions, s’endormira moins rapidement, aura un sommeil moins paisible que si les fenêtres de sa chambre étaient entrouvertes. (Nos plantes d’appartement ont, elles-mêmes, besoin de cet air, sinon elles jaunissent, dépérissent…) Dans les classes où les enfants se retrouvent en nombre important, il faudra entrouvrir parfois une fenêtre, même en hiver.

Pensez aux fumeurs, la fumée est toxique pour les adultes et pour les enfants. Evitons de fumer en leur présence, et si on ne peut s’en empêcher il faut aérer la pièce; ne pas laisser des cigarettes se consumer dans un cendrier.

Les loisirs mal conçus. Hélas, chez l’adulte, la qualité du temps de loisir est souvent compromise par la longueur du déplacement (en vue d’une détente à la campagne), les différents "travaux manuels" qui épuisent notre reste d’énergie, les repas trop copieux et trop longs, les activités sportives sans prépartion, l’abus de télévision. Quelle place trouvent nos enfants dans nos loisirs? L’enfant doit profiter au mieux de la présence de ses parents bien souvent absents dans la semaine. Il faudrait préférer, si on se sent fatigué, un repos pendant le week-end à la maison avec une promenade à pied ou à bicyclette, à un long déplacement en voiture. Jouer avec son enfant, lui parler, lui raconter des histoires, ce peut être une détente à la fois pour l’enfant et pour ses parents. Profiter de ce temps "libre" pour mieux connaître son enfant. Lui proposer des loisirs adaptés à son âge.

L’abus de bruit. La vie urbaine est dominée par le bruit: c’est une véritable pollution. Elle inflige à l’organisme une tension constante. L’enfant ne peut vivre dans un bruit permanent car il est alors excitable, fatigable. Nous devons le protéger contre cette agression: réduisons le fond sonore des télévisions, des chaînes stéréo, des postes de radio, parlons-lui doucement en évitant de crier, ne claquons pas les portes…

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